Le candidat LR qui pourrait bénéficier d'un sursaut à six jours du premier tour, grâce à la montée de Jean-Luc Mélenchon, divise dans son camp en évoquant Sens commun. Une erreur ?

François Fillon espère remobiliser son électorat grâce à la crainte d'un second tour avec Jean-Luc Mélenchon
François Fillon espère remobiliser son électorat grâce à la crainte d'un second tour avec Jean-Luc Mélenchon © AFP / Thierry Zoccolan

Si certains candidats ont décidé de se démultiplier durant les cinq derniers jours de campagne, ce n'est pas exactement le cas de François Fillon. Le candidat désigné par la primaire de la droite et du centre doit tenir deux meetings seulement, ce lundi soir à Nice et demain à Lille, et deux petites excursions mercredi et jeudi, sont annoncées en région parisienne.

A six jours du premier tour du scrutin, pas question pour François Fillon d'être dans la débauche d'énergie. Pour mobiliser à nouveau son électorat dans la dernière ligne droite, l'ancien Premier ministre compte beaucoup sur l'un de ses rivaux : Jean-Luc Mélenchon. La percée dans les sondages du candidat de la France insoumise est susceptible d'effrayer les électeurs de droite, qui pourraient craindre sa qualification pour le second tour.

Un scénario presqu'idéal pour resserrer les rangs de la droite. En tous cas, François Fillon en est persuadé.

Sens commun, l'invité indésirable du week-end pascal

Le problème, c'est cette petite phrase qu'il a prononcée dimanche dans une interview à Radio J : "Pourquoi pas gouverner, a-t-il dit, avec des ministres de Sens commun ?"

La droite modérée n'a pas tardé à réagir, pour dire qu'elle ne voulait certainement pas en entendre parler, à l'image des proches d'Alain Juppé ou encore de Bruno Le Maire. L'ancien ministre Dominique Bussereau, notamment, évoque "une faute" si Sens commun devait arriver au gouvernement.

Une sortie qui relance la machine à diviser, à six jours seulement d'un premier tour qui s'annonce extrêmement serré.

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