Jean-Louis Costes
Jean-Louis Costes © ©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI / ©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI

Est-ce pour autant une victoire de l'UMP ? Le candidat de droite Jean-Louis Costes devance celui du Front national Etienne Bousquet-Cassagne avec 53,76% des voix contre 46,24%. Le PS avait appelé à voter pour l'UMP après son élimination du premier tour.

Le FN n'obtiendra pas un troisième siège à l'Assemblée nationale malgré une élection à haute tension dans le contexte du scandale entourant le député sortant Jérôme Cahuzac. Ce dernier a été contraint de démissionner de l'Assemblée nationale et de son poste de ministre du Budget après avoir finalement admis détenir un compte bancaire secret à l'étranger.

Cette huitième défaite du PS lors de législatives partielles depuis juin 2012 a ravivé les tensions dans la majorité. Le PS ne dispose plus que de 292 députés, soit trois sièges de plus que la majorité absolue.

Le politologue Dominique Reinié, Directeur de la Fondation pour l'innovation politique estime que cette élection partielle est le signe d'une débâcle du Parti Socialiste.

Dominique Reynié invité du journal de 13 heures

Le sénateur socialiste David Assouline assume pour sa part la position du PS dans cette élection

Au premier tour, Etienne Bousquet-Cassagne, âgé de 23 ans, avait obtenu 26,04% des voix, derrière Jean-Louis Costes (28,71%), éliminant le socialiste Bernard Barral (23,69%). Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait appelé les électeurs à faire "barrage au candidat du Front national" au second tour, un discours repris par François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

L'UMP gagne, le FN... aussi

Jean-Louis Costes a considéré que "ce n'était absolument pas gagné d'avance". A propos de la percée du FN, il a remarqué que :

c'est un message envoyé à la classe politique et surtout à la politique économique du gouvernement qui fait des ravages.

Il a ensuite remercié les électeurs socialistes

d'avoir voté pour notre candidature et de ne pas avoir choisi d'avoir sur ce territoire un député du Front National.

Pour le candidat perdant du FN, Etienne Bousquet-Cassagne :

Seuls contre tous, nous progressons de manière considérable, ce qui est de très bon augure pour les échéances électorales à venir.

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob , a estimé que la victoire du candidat de son parti, Jean-Louis Costes, à l'élection partielle dans le Lot-et-Garonne, montrait que l'UMP "s'impose comme la seule force d'opposition crédible à François Hollande". Ce résultat "signe la huitième défaite successive du PS, et la huitième victoire successive de l'opposition" à une élection partielle. Selon lui, "dans le climat délétère qui a suivi l'affaire Cahuzac, l'UMP s'impose comme la seule opposition crédible à François Hollande".

Christian Jacob ce matin sur France Info

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Sur France Inter, Arnaud Montebourg avait estimé hier que le président de la commission européenne était le carburant de la percée du Front National. Jean-Luc Mélenchon, le patron du Front de Gauche, pense que la gouvernement et le Chef de l'état ont une responsabilité majeure.

Jean-Luc Mélenchon interrogé par Olivier Bost

Dans un communiqué, signé de Harlem Désir , Premier secrétaire du PS, et de Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, le parti socialiste,

prend acte de la victoire du candidat UMP dans une circonscription profondément marquée par les conséquences de l'affaire Cahuzac". "Nous saluons le choix des citoyens de faire barrage au Front national dans cette circonscription. A force de renvoyer dos à dos le FN et le PS, M. Copé rend plus difficile le vote républicain pour faire barrage au front national. A l'avenir, l'UMP doit se montrer à la hauteur de l'exigence républicaine : la droite doit renoncer au ni-PS ni-FN et sortir de son inacceptable ambiguïté vis-à-vis de l'extrême-droite

Au Front national, le ton est tout autre. Le parti se réjouit d'avoir atteint le second tour sur cette élection très symbolique, et d'y avoir fait un score aussi élevé.

Florian Philippot , numéro 2 du FN, considère que ce score prouve que son parti fait bouger les lignes.

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