Sur FranceInfo, le candidat à la présidentielle Les Républicains, François Fillon, dénonce des fuites organisées contre le secret de l'instruction par les services de l'État.

François Fillon, candidat Les Républicains à l'élection présidentielle devant l'Association des maires de France ce mercredi 22 mars 2017.
François Fillon, candidat Les Républicains à l'élection présidentielle devant l'Association des maires de France ce mercredi 22 mars 2017. © Maxppp / IAN LANGSDON

En marge de son intervention devant l’Association des maires de France (AMF), François Fillon a réagi aux propos de François Hollande tenus ce mercredi 22 mars en Conseil des ministres. Le président de la République a expliqué qu'une "République exemplaire" exige qu'il ne puisse pas y avoir de "suspicion à l'égard des personnes qui exercent les plus hautes fonctions ou qui briguent les plus hautes responsabilités".

"La machination est maintenant aux yeux de tous les Français"

Pour François Fillon, ces propos sont la preuve d’une "machination" à son encontre. "Les masques tombent, la machination est maintenant aux yeux de tous les Français", a-t-il déclaré sur FranceInfo.

"Chaque semaine, il y a des fuites organisées contre le secret de l'instruction, organisées par les services de l'État", a poursuivi François Fillon. "Et comme par hasard le PS, M. Macron, M. Hollande se jettent sur ces pseudo-révélations pour exiger qui n'y ait pas de candidats à droite. La vérité, c'est que la gauche est dans l'incapacité de gagner cette élection et qu’elle n'a plus qu'une seule possibilité pour y parvenir : ne pas avoir d'adversaire à droite".

Quid de la démission de Bruno Le Roux ?

Réagissant à la démission mardi de Bruno Le Roux de son poste de ministre de l'Intérieur, François Fillon a estimé qu'il n'y a rien de comparable avec sa situation. Il n’est "pas ministre de l'Intérieur" mais "candidat à l'élection présidentielle".

C'est une attaque sans précédent depuis le début de la 5e république contre le processus démocratique

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Hier, Bruno le Roux a démissionné quelques heures seulement après l'ouverture d'une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF). Une enquête ouverte après les révélations de l'émission Quotidien sur l'emploi par Bruno Le Roux, alors député, de deux de ses filles, lycéennes puis étudiantes et qui ont cumulé à elles deux 24 CDD pour 55.000 euros de revenus.

Faux et usage de faux ?

Dans son édition datée de ce mercredi 22 mars, le Canard Enchaîné affirme que François Fillon a mis en relation un des clients de sa société de conseil 2F avec Vladimir Poutine. Par ailleurs, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs, le Parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d'instruction un réquisitoire supplétif visant des faits d'"escroquerie aggravée, faux et usage de faux". Dans cette affaire, François Fillon a été mis en examen le 14 mars notamment pour détournement de fonds publics, recel et complicité d'abus de biens sociaux

Antonin Lévy, l'avocat de François Fillon estime qu'il n'existe aucune preuve de "faux et usage de faux".

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Affaire Fillon : les dates clefs depuis les révélations du Canard Enchaîné.
Affaire Fillon : les dates clefs depuis les révélations du Canard Enchaîné. © Visactu /
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