Agnès Buzyn dévoile ce mercredi son plan d'action, à l'issue d'une journée de travail. Tout n'est pas encore arbitré, mais France Inter vous en dit l'essentiel.

Agnès Buzyn
Agnès Buzyn © AFP / Eric FEFERBERG

Le conflit dans les Ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), c'est ce qui aura marqué ce début d'année 2018. Ce secteur qui emploie près de 500 000 personnes en France a connu des mouvements de grève en janvier et en mars.  

À l'issue d'une journée de travail avec l'Association des départements de France, au siège de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie des personnes âges, ce mercredi, la ministre des Solidarités et de la santé, dévoilera son plan d'action.  

Il y aura désormais une infirmière de nuit dans chaque Ehpad - c’est la mesure la plus concrète - grâce à plus d’effectifs et à plus de mutualisation, pour ne plus engorger les urgences, à la moindre alerte nocturne sur un patient.

La télémédecine, c'est l'autre priorité du plan, pour permettre, à distance, la prescription d'actes qui n'étaient jusqu'à maintenant pas pris en charge par la Sécurité sociale. 

Coup d'accélérateur aussi sur le budget dédié aux soins. Davantage de moyens chaque année et plus vite. Montée en charge sur trois ans au lieu de sept. 430 millions d'euros doivent être injectés, soit 20 000 postes supplémentaires en équivalent temps plein. 

Mais de là à affirmer qu'il y aura bientôt, en France, un soignant pour un résident, ce qui est le cas dans les pays scandinaves, il y a un pas que le gouvernement refuse de franchir. Le ministère préfère parler d'un rééquilibrage du ratio soignants-gestionnaires. En clair : moins et mieux d'administration, et davantage de personnels auprès des patients.

Avec ces annonces, l'exécutif espère endiguer l'un des premiers conflits sociaux auquel il a dû faire face.

Le gouvernement gère l'urgence sur les Ehpad mais il se laisse du temps pour régler le plus difficile : quel modèle social pour une France vieillissante, qui comptera bientôt cinq millions de personnes âgées de 85 ans ou plus en 2050 ? Quel financement ? Deuxième jour de solidarité ou cotisations à la hausse ? 

Questions auxquelles Agnès Buzyn se donne un an pour répondre. 

Près de 600 000 personnes vivent aujourd'hui dans l'un des 7 200 Ehpad.

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