[scald=108457:sdl_editor_representation]BORDEAUX (Reuters) - Alain Juppé a reconnu lundi qu'il avait, lui aussi, rêvé d'être président de la République, tout en admettant que son tour était désormais définitivement passé.

Le ministre des Affaires étrangères, que l'ancien président Jacques Chirac qualifiait de "meilleur d'entre nous" et considérait comme un possible dauphin, est aujourd'hui un des principaux conseillers de l'actuel chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, candidat à un second mandat.

"C'est vrai que j'ai rêvé d'être président de la République. Mais je ne vais pas me faire hara-kiri", a-t-il confié à des journalistes lors d'un déjeuner en sa mairie de Bordeaux. "Cette fois, c'est passé et en 2017 j'aurais 72 ans, alors ..."

Alain Juppé dit savoir ce qu'il fera en cas de réélection de Nicolas Sarkozy, avec qui il en a déjà parlé. Mais il refuse d'en dire plus pour le moment.

En tout état de cause, il ne s'agira pas de reprendre la direction de l'UMP, qu'il a créée avec Jacques Chirac mais que Nicolas Sarkozy a transformée en outil politique à son service.

"Reprendre la présidence de l'UMP si Nicolas Sarkozy est président, ça n'a pas beaucoup de sens", explique le ministre des Affaires étrangères. "En cas de défaite, ce que je ne peux imaginer, ce n'est pas la même chose."

Il juge la stratégie du président-candidat "plutôt réussie".

"Il faut se rappeler d'où il vient", souligne Alain Juppé. "Jusqu'au premier tour, il va maintenir sa ligne, montrer la cohérence générale de son projet, sans se priver de faire des propositions, avec l'objectif d'arriver en tête. Et là, il pense qu'il peut créer une dynamique."

Claude Canellas, édité par Emmanuel Jarry

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