Alain Juppé
Alain Juppé © Ugo Amez/SIPA

Premier sur la ligne de départ, Alain Juppé se positionne finalement bien à droite, dans une interview au JDD juste avant la parution d'un livre-programme.

Alors qu'un sondage Odoxa paru samedi montre que 65% des Français souhaitent sa candidature à la présidentielle et refusent à 74% celles de Nicolas Sarkozy et François Hollande, Alain Juppé a donné, ce dimanche, un longue interview au JDD, prélude à la parution dans quelques jours de son deuxième livre-programme "Pour un Etat fort". Pour le maire de Bordeaux, la course aux primaires de novembre à droite, en vue de la présidentielle de 2017 a donc officiellement commencé.

Alain Juppé veut fixer un plafond d'immigration annuelle et plaide pour une restriction du regroupement familial pour les étranger et veut conditionner l'acquisition de la nationalité française pour les enfants nés en France à la régularité du séjour d'au moins un des deux parents au moment de la naissance. Parmis ses autres propositions : réserver l'aide médicale de l'État aux cas d'urgence et créer un nouveau délit "d'entrave à la laïcité" dans les services publics et rétablir la loi Ciotti sur l'absentéisme scolaire qui permettait de suspendre les allocations familiales aux parents d'enfants absentéistes. Alain juppé prévoit aussi des restriction des aménagements de peine et plaide pour la construction de 10.000 places de prison. Dans la lutte contre le terrorisme, il se démarque de Nicolas Sarkozy, qui plaide pour que toutes les personnes fichées "S" soient placées en "résidence surveillée ou assignées à résidence" et si l'ancien Premier ministre voterait la déchéance de nationalité s'il était député, il juge que ce n'est pas une réforme utile, contredisant par la même ce qu'il écrit dans son livre où il appelle à prononcer plus de déchéances de nationalité pour les binationaux.

Alain Juppé cherche donc un positionnement, entre l'actuel Président de la République, qui se recentre, et l'ancien qui se droitise encore. Et finalement son choix c'est un positionnement bien à droite.

L'analyse de Laurence Peuron

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