colmar commémore les attentats de Paris
colmar commémore les attentats de Paris © MaxPPP/L'Alsace/Thierry Gachon

Unité nationale et internationale après les attentats qui ont frappé la capitale française. Partis politiques, dirigeants internationaux affichent leur soutien au gouvernement face au terrorisme .

Les différentes partis, les Verts en tête, ont rapidement annoncé qu'il suspendaient la campagne des régionales à quelques semaines de l'élection. Après, ça a été le tour des ténors politiques de s'eprimer, de dire leur solidarité avec les Français, voir avec le Gouvernement.

François Hollande Nicolas Sarkozy dimanche matin à l'Elysée, puis dans l'après-midi les présidents des groupes parlementaires des deux chambres et les chefs de partis. Avant de s'exprimer devant le Congrès lundi, une première pour lui.

L'unité nationale est mise en avant par certains leaders politiques, mais pas par tous

Pour François Fillon "l'unité nationale" est un "devoir". "L’heure est à la résistance et au combat contre le fanatisme jihadiste". L’ancien Premier ministre a lui salué les "décisions nécessaires à la sécurité des Français" prises par François Hollande.

Alain Juppé , invité du 20h de France 2, a une nouvelle fois appelé à "faire bloc" derrière l'exécutif, a exhorté à "aller plus loin" que les mesures d'ores et déjà décidées par le président François Hollande.

La France doit faire bloc face à ce défi mortel.

François Bayrou , président du MoDem, a appelé lui aussi à "l'unité".

"A cette heure, toute querelle s'interrompt", a écrit sur sa page Facebook Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, "formant le vœu que nul ne s'abandonne à la vindicte et conserve sa capacité de discernement".

Il y a évidemment eu des voix discordantes. on les trouve à la droite de la droite

Marine le Pen est fidèle à elle même :

La France et les Français ne sont plus en sécurité, mon devoir est de vous le dire. Et des mesures d'urgence s'imposent. Le président de la République a annoncé l'état d'urgence et le contrôle temporaire aux frontières, c'est bien", a-t-elle salué. "Mais quoi qu'en dise l'Union européenne, il est indispensable que la France retrouve la maîtrise de ses frontières nationales définitivement", a-t-elle affirmé.

Tout comme Lionnel Luca, Nadine Morano ou Gilbert Collard.

Nicolas Sarkozy a choisi de jouer sa propre musique : l'injonction

Le patron de Les Républicains, a pris la parole quelques minutes seulement après François Hollande samedi et a adressé un premier message politique, en exigeant des "inflexions majeures" pour que "la sécurité des Français soit pleinement assurée".

Au-delà du nécessaire état d'urgence, et des contrôles aux frontières, nous soutiendrons toutes les décisions qui iront dans le sens d'un renforcement drastique des mesures de sécurité qui permettront de protéger la vie de nos compatriotes. "Notre politique extérieure doit intégrer le fait que nous sommes en guerre, notre politique de sécurité intérieure également. Nous avons besoin d'inflexions majeurespour que la sécurité des Français soit pleinement assurée.

Même parmi ceux qui pronent l'unité, la politique n'est jamais très loin. Les explications de Frédéric Métezeau

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