Toute la semaine, France inter tire le bilan politique de la Start-up nation. Après six mois à l'Assemblée, pour la République en Marche : doit encore faire ses preuves.

Néophytes, les députés de la République en Marche doivent encore convaincre que fraîcheur ne signifie pas incompétence
Néophytes, les députés de la République en Marche doivent encore convaincre que fraîcheur ne signifie pas incompétence © AFP / Gilles Bassign

313 députés, pour beaucoup issus de la société civile et sans grande expérience politique, voilà la République en Marche telle qu'elle s'est présentée en juillet à l'Assemblée nationale. L'opposition a vite ironisé sur une majorité pléthorique aux ordres du pouvoir. 

Un procès en amateurisme aussi :  ce qui avait fait leur force auprès des électeurs, la fraîcheur, a vite été stigmatisé. 

Les bourdes des néophytes

On les a traités de tous les noms : "néophytes", "inexpérimentés" et du coup "godillots" de l'exécutif, petit doigt sur la couture du pantalon pour voter les ordonnances sans moufter.

Il y a eu les bourdes. Le procès en arrogance, l'épisode des APL et cette députée de l'Eure qui estime qu'il faut arrêter de pleurer pour cinq euros. C'est le moment de la reprise en main du groupe : de séminaire en media training, on joue la formation accélérée. 

De nouvelles têtes et des retours

Banco à l'occasion de la présentation du projet de loi de Finances. De la jeune rapporteuse Amélie de Montchalin au très à l'aise député de l'Isère,Olivier Véran, des figures émergent. 

Sans parler de la jeune garde qu'on appelle aussi "les Versaillais" pour leur côté bien nés et proches du Palais, de Gabriel Attal à Sacha Houlié en passant par Pierre Person. 

Avec le retour du patron Richard Ferrand, l'automne a finalement été assez clément pour en Marche qui peut se féliciter d'avoir fait passer au pas de charge tous les textes importants. 

Une fin d'année plus sombre

Mais ces derniers jours, de gros nuages à l'horizon sur les questions de société cette fois. La future loi Asile et immigration du ministre de l'intérieur, Gérard Collomb, a heurté nombres de marcheurs venus des rangs de la gauche ou des écologistes. Ils l'ont savoir publiquement : sur ces dossiers là pas question de se faire traiter de godillots.

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