C’est l’autre scrutin de ce dimanche 27 juin, l’autre second tour, celui des élections départementales. La droite est bien partie pour conserver la grande majorité des départements.

Dans un bureau de vote parisien le dimanche 20 juin lors des élections régionales et départementales.
Dans un bureau de vote parisien le dimanche 20 juin lors des élections régionales et départementales. © AFP / Sophie Libermann

Une carte de France teintée de bleu dans sa grande majorité. La droite fait figure de favorite avant le second tour des élections départementales ce dimanche 27 juin. Elle espère conquérir de nouveaux départements à la gauche. Des bascules sont possibles. Dans certains départements, le scrutin s’annonce très serré

En 2015, alors que François Hollande était à l’Elysée, la droite avait infligé une cinglante défaite à la gauche, qui avait perdu 29 départements. Elle en dirige depuis plus que 26. Comme le week-end dernier, chaque canton élit un binôme composé d’un homme et d’une femme. Ces candidats élus dimanche désigneront ensuite le président de leur département lors de la première séance de la nouvelle assemblée.

La droite en embuscade dans plusieurs départements

Dans le Finistère, la droite espère faire basculer le département. Déjà, en 2015, l’union de la gauche l’avait emporté à un canton près. La présidente sortante Nathalie Sarrabezoles ne se représente pas. Le chef de fil de la droite finistérienne, Maël de Calan, se veut confiant.

En Loire-Atlantique, là aussi, le président Philippe Grosvalet va laisser son siège vacant. La gauche a une maigre majorité, avec 32 sièges, contre 30 pour la droite. Si un seul canton bascule, la droite s’impose

Le Val-de-Marne est un autre département ciblé par Les Républicains. C'est le dernier département avec un élu communiste à sa tête, où le PCF règne depuis 45 ans. Après avoir raflé les mairies de Choisy-le-Roi, de Valenton ou encore de Champigny-sur-Marne lors des dernières municipales, la droite compte désormais ravir le département. "Nous ne sommes pas dans la situation ultra-complexe qu'on nous prédisait" déclare l'entourage de Christian Favier, le président sortant, dans les Echos. Dans ce département, 70% des inscrits ne sont pas allés voter dimanche dernier. La droite est arrivée en tête dans une majorité de canton. 

En Ardèche, le siège du président PS Laurent Ughetto est menacé. Un canton pourrait jouer le rôle de faiseur de rois explique France Bleu Drôme Ardèche. Enfin, la droite espère conquérir les Alpes-de-Haute-Provence.

Quelques espoirs pour la gauche

Les Côtes-d’Armor figurent parmi les 29 départements perdus par la gauche en 2015. Les socialistes veulent leur revanche. Selon Ouest-France, cinq cantons seront décisifs. Il suffit que trois d’entre eux basculent pour changer de couleur politique, sur les 27 cantons qu’il y a dans le département. La gauche, qui s’est rassemblée dans la plupart des cantons, compte surfer sur ses victoires aux municipales à Saint-Brieuc et Paimpol

En Seine-Maritime, France Bleu Normandie précise que "la gauche est en ballotage favorable au regard du nombre de voix, plus de 43% contre près de 28% pour la droite." 

En Charente et dans le Vaucluse, les duels sont serrés. Une nouvelle fois, un ou deux cantons détermineront les résultats finaux. 

Et rien pour leRN ?

Concernant le Rassemblement national, le parti de Marine le Pen arrive en tête dans 21 départements au premier tour avec parfois une confortable avance comme dans le Var, les Pyrénées-Orientales, le Pas-de-Calais et l’Hérault. Et pourtant, ce sera à priori très difficile pour le RN de s’imposer. Dimanche soir, la droite et le centre pourraient piloter les trois quarts des départements français.