INFO FRANCE INTER - L'Assemblée nationale manque de place et les députés s'écharpent autour de l'aménagement ou de la cession de l'hôtel de Broglie. Dans l'opposition, une autre idée émerge pour trouver des locaux : les logements des employés de l'Assemblée, logés sans loyers dans des appartements de belle superficies.

L'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale © AFP / Gilles Targat/Photo12

L'Assemblée cherche de la place. Plutôt que l'achat du fameux hôtel de Broglie, un gouffre financier plus de 60 millions d'euros d'achat, certains députés lorgnent du côté des fonctionnaires. Des non élus, qui pour certains, disposent d'appartements privés, comme le révèle un document que France Inter a pu consulter.

On y apprend notamment que le secrétaire général de l'Assemblée nationale, rémunéré à hauteur de 18 000 euros net par mois, dispose d'un logement de 182m² ainsi que d'un majordome, qui lui occupe un appartement de 49 m².

Pour le directeur de cabinet du président de l'Assemblée, c'est 149 m² en plus d'un salaire 10 000 euros net par mois. Encore plus surprenant : le chef du département "génie climatique", rémunéré 7 750€ par mois, tout comme celui du département électrique et qui occupent eux aussi des appartements de l'Assemblée. Respectivement 167 m² et 107 m².

"Ils touchent suffisamment pour se loger par leurs propres moyens".

Au total, ce sont près de 1 700 m² qui sont mis à la disposition des fonctionnaires sans que ces derniers n'aient à débourser de loyer. 

La place est toute trouvée, hurle une députée de l'opposition qui estime que "comme tous les citoyens, ils touchent suffisamment pour se loger par leurs propres moyens".

Quand il a découvert ce document en fin de semaine dernière, cet autre député n'en a pas cru ses yeux. Le fameux document a été transmis à François de Rugy par le premier questeur Florian Bachelier, fer de lance du combat pour l'exemplarité à l'Assemblée. Un document gardé secrètement par le président de l'Assemblée nationale. 

Interrogé, l'entourage du président de l'Assemblée précise que ces avantages sont un héritage des précédentes mandatures, qu'il n'y a pas de sujet tabou, et qu'il pourrait bouger sur ce dossier. 

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