François de Rugy
François de Rugy © MaxPPP

Le groupe PS et les députés écologistes réformistes ont annoncé que ces derniers rejoignaient leurs homologues socialistes. Le groupe écologiste tel qu'il existait depuis 2012 disparait donc de fait, faute de membres suffisants pour continuer à exister.

Pour qu'un groupe puisse exister à l'Assemblée, il faut qu'il compte au moins 15 députés. Or avec le départ de François de Rugy, Eric Alauzet, Christophe Cavard, François-Michel Lambert, Véronique Massoneau (qui devient vice-présidente du groupe) et Paul Molac, il n'en restait que neuf. Le groupe socialiste s'en trouve renforcé, le groupe écologiste achevé.

À l'origine de ce départ, selon les principaux intéressés, il y a"une dérive sectaire" d'EELV , qui a même privé un temps le parti de ministres au sein des gouvernements Valls. Dans un communiqué commun, les déserteurs jurent qu'ils seront tout aussi indépendants au sein du groupe majoritaire .

Élus au lendemain de l'élection de François Hollande, dans une majorité rassemblant socialistes, écologistes et radicaux de gauche, nous agissons depuis 2012 au sein de groupes parlementaires distincts. Depuis lors, une dérive sectaire a saisi EELV, concrétisée par le départ brutal et unilatéral du gouvernement.

Autre justification, plus traditionnelle, la crainte d'un revers électoral pour la gauche en 2017 . "Chacun de nous a conscience de la nécessité impérieuse d'engager un rassemblement des forces de progrès face au danger de la montée de l'extrême droite". Il faut selon eux "faire œuvre de clarification et de rassemblement" . Quant à l'efficacité d'un tel rassemblement en 2017, elle n'est pas encore très claire.

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