Marine Le Pen, qui a révisé ses positions sur l'Europe lors de son alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, n'a pas su convaincre pendant son dernier débat face à Emmanuel Macron.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron sur le plateau du débat de l'entre-deux tours
Marine Le Pen et Emmanuel Macron sur le plateau du débat de l'entre-deux tours © AFP / ERIC FEFERBERG

Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont livrés mercredi soir à une virulente passe d'arme sur la sortie de la France de l'euro, s'accusant mutuellement de jouer avec "les peurs" lors du débat télévisé d'entre-deux-tours de la présidentielle.

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"L'euro, c'est la monnaie des banquiers, ce n'est pas la monnaie du peuple", et "c'est la raison pour laquelle il faut que l'on arrive à s'arracher à cette monnaie", a affirmé la candidate du FN et eurodéputée, défendant son projet "essentiel" de passage d'une monnaie unique à une monnaie nationale.

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"Une grande entreprise ne pourra pas payer en euros d'un côté et payer ses salariés de l'autre en francs. Ca n'a jamais existé, Madame Le Pen. C'est du grand n'importe quoi", a rétorqué le candidat d'En Marche!

"La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi"

Alors que la présidente du FN l'accusait d'agiter "le projet peur" comme pour le Brexit", le candidat En Marche ! a répliqué : "Qui joue avec les peurs de nos concitoyens ? [...] La grande prêtresse de la peur, elle est en face de moi".

Dénonçant le projet de sa rivale comme "mortifère", l'ancien ministre de l'Economie lui a lancé que son "bidouillage avec M. Dupont-Aignan n'a aucun sens, il manifeste une impréparation crasse". "Ma vision, c'est de construire un euro fort et une politique européenne forte et dans laquelle nous défendrons les intérêts de la France", a-t-il plaidé.

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