Christophe De Belabbre, candidat aux élections locales, vient d'être suspendu pour un an de son parti. Il avait notamment tenu des propos qui avaient fait polémique sur Internet. Depuis septembre dernier pour éviter les dérapages, le Front national a mis en place une petite cellule parisienne chargée d'étudier à la loupe les réseaux sociaux sur lesquelles apparaissent élus ou candidats frontistes. Cette fois c’est donc le fil Twitter de Christophe De Belabbre, conseiller municipal FN à Orléans qui pose problème.
En juin 2013, il s'étonnait de la réhabilitation de Jules Ferry accusé de colonialisme et regrettait que Pétain, lui, ne profite d'aucune prescription. En juin dernier, comme l’avait raconté France Bleu Orléans, il prenait la défense de Jean-Marie Le Pen en prise avec la polémique sur la "fournée". Christophe de Belabbre s’interrogeait : “Peut-on demander l'heure de la fournée à son boulanger s'il s'appelle David?” “Peut-on dire à un salarié s'il fera partie de la prochaine fournée ou du prochain wagon ?” A l'époque l’opposition parle d’une allusion ouvertement antisémite, le FN local évoque alors les traits d'humour de ce farouche militant anti-avortement. A quelques mois des élections, changement de ton. “C’est un irresponsable, quand on est élu, on doit être exemplaire” peste le secrétaire départemental du Front, Bernard Chauvet. Christophe De Belabbre en charge du projet du FN à Orléans s’imaginait conseiller départemental. Il est donc écarté l'espace d'une année.

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