Nicolas Sarkozy lors du 1er congrès des "Républicains"
Nicolas Sarkozy lors du 1er congrès des "Républicains" © MaxPPP/EPA/Yoan Valat

Le président de l'ex-UMP, devenue officiellement samedi "Les Républicains", s'est livré, en clôture du congrès, à une attaque en règle de la majorité au pouvoir. Ses rivaux Juppé et Fillon se sont eux faits siffler

L'ancien chef de l'Etat, déjà entré en campagne contre François Hollande et Marine Le Pen, s'est engagé à favoriser l'avènement d'une "République de la confiance" face au "coup de force permanent" de la gauche et à l'"impasse" du Front national.

Appelant à la mobilisation pour l'élection présidentielle de 2017, l'ex-Président a semblé ne pas se souvenir de la compétition interne à venir - la primaire de 2016 - que ses partisans, eux, n'ont pas oublié, sifflant copieusement François Fillon et Alain Juppé, lors de leur passage respectif à la tribune.

Devant 15.000 cadres et militants réunis à Paris porte de la Villette à Paris - une tente censée abriter de 6 à 7.000 militants supplémentaires est restée déserte - Nicolas Sarkozy a dit vouloir "reconstruire la République de la confiance", mot martelé sans relâche et a accusé la gauche de "trahir la République". L'en-Président est allé jusqu'à parler de "la terrifiante médiocrité "du président François Hollande.

Nicolas Sarkozy :

S'ils n'avaient pas trahi, abandonné et abaissé la République, nous n'aurions pas besoin de la relever.

58 sec

N. Sarkozy : "Relever la République française"

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Tout le monde n'était pas égal à l'applaudimètre

Bruno Le Maire, auréolé de son combat contre la réforme du collège, s'est taillé un joli succès, aidé en cela par de nombreux partisans stratégiquement placé dans la salle, mais l'assistance était sarkozyste en diable.

Alain Juppé, candidat à la primaire monté à la tribune juste avant Nicolas Sarkozy qu'il devrait rencontrer sur sa route vers l'Elysée, a essuyé de copieuses huées. Le maire de Bordeaux a reconnu que cela "lui faisait de la peine", sans entamer sa "détermination".

François Fillon, autre candidat à la primaire, a lui aussi essuyé des sifflets.

L'analyse de ette journée avec Carine Bécard

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