Au siège du PS jeudi soir, une bataille se prépare pour décider des investitures pour les élections législatives dans une centaine de circonscriptions aujourd'hui gelées.

Une centaine de circonscriptions sont encore gelées en attendant les arbitrages du PS
Une centaine de circonscriptions sont encore gelées en attendant les arbitrages du PS © Maxppp / Vincent Isore

Ambiance garantie ce jeudi soir rue de Solférino au siège du Parti socialiste à Paris. Un bureau national se tient pour "dégeler les circonscriptions", comme on dit en langage électoral.

A deux mois du premier tour des élections législatives de juin prochain, une centaine de circonscriptions n'a pas encore de candidats validés par le PS. Tous les docteurs es carte électorale ont déjà fourbi leurs armes, les uns pour sauver leur peau, les autres pour mettre des bâtons dans les roues de Benoît Hamon en enfonçant son accord avec les écologistes. L'entourage du candidat va se battre aussi pour ne pas laisser impunis les ralliés à Emmanuel Macron.

Pas d'étiquette PS pour les soutiens d'Emmanuel Macron

L'axiome science de carte électorale socialiste, le patron Jean-Christophe Cambadélis l'a rappelé : ne pourront être investis sous l'étiquette PS les députés qui ont ou parrainé le candidat d'En Marche ! ou adhéré à son mouvement.

Une invective qui concerne une trentaine de députés sortants. Certains ont vu leur circonscription gelée mais d'autres ont déjà été investis, comme par exemple Christophe Castaner, dans les Alpes de Haute Provence, qui a donné pourtant sa signature à Emmanuel Macron. Va-t-on le désinvestir ?

Le cas de Manuel Valls lui est tranché : il n'a n'y parrainé ni adhéré, il conservera donc son investiture dans l'Essonne.

Quel sort pour l'accord entre Jadot et Hamon ?

Mais là où ça va tirer, c'est sur le cas de la quarantaine de circonscriptions pour les écologistes en échange du retrait de la candidature Jadot. "Un accord léonin", dénoncent nombre de hollandais et de vallsistes.

Ça va jouer comme au billard, à plusieurs bandes. Cécile Duflot, par exemple sera investie dans la 10eme circonscription de Paris, ce qui suscite la colère de la candidate socialiste désignée par les militants : Nawel Oumer.

Mais en échange, on va exiger de la réciprocité chez les Verts. En commençant par demander à Julien Bayou, l'ex directeur de campagne de Cécile Duflot, de ne pas se présenter dans la 5eme circonscription parisienne. Il est déjà certain que ça ne va pas passer comme une lettre à la poste.

Qui soutient Hamon, qui soutient Macron ?

En bleu, les députés pro Macron. En rouge, ceux qui sont pro Hamon. En gris, les indécis, ceux qui ne se sont pas prononcés ou qui soutiennent un autre candidat
En bleu, les députés pro Macron. En rouge, ceux qui sont pro Hamon. En gris, les indécis, ceux qui ne se sont pas prononcés ou qui soutiennent un autre candidat © Radio France / Capture d'écran carte Google

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