Le salon a refermé ses portes samedi après une semaine d'exposition et l'habituel défilé politique, incontournable pour monter son intérêt pour le monde rural. Un ballet où le président de la République, s'il a su véhiculer une image authentique, n'a pas rassuré les agriculteurs.

Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture.
Emmanuel Macron au Salon de l'agriculture. © AFP / Thibault Camus

12h30 sur place pour Emmanuel Macron, qui bat le record de François Hollande. Quelques sifflets, quelques face à face musclés, mais un Président qui est allé au contact. 

"Authentique", selon son premier fan, François Bayrou, même s’il n'a pas convaincu sur l’accord de libre-échange avec le Mercosur, défavorable au secteur bovin, même s’il n'a pas convaincu sur l’abandon du glyphosate non plus. 

Dans ce dossier, son ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, bête noire des cultivateurs, ne devait pas se montrer. Il est finalement passé, plutôt discrètement et surtout pour se rabibocher avec la FNSEA.

Marathon de trois jours pour Edouard Philippe et Laurent Wauquiez

Bain de foule plus facile pour le Premier ministre. Edouard Philippe a pris trois jours pour vendre sa réforme de la formation et de l’apprentissage, rencontrer les organisations professionnelles… Le tout en dégustant boudin, camembert et calvados de sa région d'origine. 

Spécialités du Rhône Alpes en revanche pour l’opposant Laurent Wauquiez. Trois jours également pour le nouveau chantre de la ruralité, de la France des campagnes et des périphéries.

Même registre d'ailleurs que Marine Le Pen à la présidentielle. Elle qui s’est dite "chez elle" au Salon, mais qui n'a pas suscité l'entrain de ces dernières années.

Grand absent de cette édition 2018, Jean Luc Mélenchon, occupé à faire campagne par la législative partielle en Guyane.

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