En 2012, 20% des agriculteurs avaient choisi le FN
En 2012, 20% des agriculteurs avaient choisi le FN © MaxPPP

La présidente du Front National a arpenté ce mardi les allées du Salon de l’Agriculture. Dix heures de marathon pendant lesquelles Marine Le Pen entendait bien profiter de la crise agricole pour récolter les voix d'un secteur en colère, tout en tirant à boulets rouges sur la politique européenne.

Pour Marine Le Pen, la France rurale, c’est celle des "oubliés", qu’elle compte bien rallier à sa cause : en 2012, le Front Nationale avait raflé 20% des voix chez les agriculteurs, et les sondages, aujourd’hui, prédisent qu’elles pourraient bien en convaincre le double.

Le Salon International de l’Agriculture est donc une étape stratégique de premier ordre, d’autant que la présidente du Front National s’y rend sans crainte d’être mal accueillie, contrairement à François Hollande, fraîchement reçu, lors de l'ouverture, dans les allées du Salon.

A la différence des autres, je n’y vais pas pour me faire pardonner (Marine Le Pen)

Elle réclame la peau de Phil Hogan

Lors de son marathon entamé à 8h30, et rejointe par sa nièce, la député du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, Marine Le Pen a rencontré dans les allées les fédérations nationales des principaux secteurs en crise : éleveurs de porcs, d’ovins et bovins, mais aussi les producteurs de lait. Avec un message clair : haro sur la politique agricole européenne, et en particulier sur son représentant, le commissaire européen à l’Agriculture, Phil Hogan :

Dans le même temps, Marine Le Pen a demandé au gouvernement d’engager un "violent bras de fer avec Bruxelles " pour "obtenir " la peau du commissaire européen irlandais,__ "qui depuis deux ans s'échine à expliquer qu'il n'y a pas de crise ", tonne Marine Le qui l’accuse également de "conflit d'intérêt " sur le lait au vu de sa nationalité irlandaise et d'avoir "oeuvré pour l'interdiction de l'étiquetage, la liquidation des moyens de régulation ".

Marine Le Pen, qui a aussi relayé, sur son compte Twitter, la pétition lancée par Interbev, l’Association Nationale Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes, contre l’import de viande américaine prévue dans le cadre des accords de libre-échange.

Le discours de Marine Le Pen semblait rencontrer un vrai écho auprès de nombreux agriculteurs comme l'a constaté Aurélien Colly

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