L'hémicycle du Sénat
L'hémicycle du Sénat © CC Sénat

Le Sénat doit voter ce mercredi une proposition de résolution, modifiant son règlement intérieur afin de lutter contre l’absentéisme des élus de la Haute Assemblée en les frappant au portefeuille, grâce à des retenues financières sur différents types d'indemnités.

Ce dispositif, qui devrait entrer en vigueur le 1er octobre 2015, portera à la fois sur l'indemnité de fonctions et sur l'indemnité représentative de frais de mandat. La retenue pourra augmenter par étapes, en cas d'absences répétées.

Quand on parle d’absentéisme, il est admis que 30% des sénateurs seraient vraiment assidus. 30% le seraient un peu moins et 30% seraient totalement invisibles , la sénatrice socialiste Catherine Tasca évoquant même des emplois fictifs.

Le site nossenateurs.f , un observatoire citoyen, publie régulièrement des chiffres de l’activité sénatoriale. Si on regarde le nombre moyen de semaines d’activités où un sénateur a été présent en commission ou dans l’hémicycle, ce sont les écologistes qui arrivent en tête : 31 semaines, devant les communistes 29, les socialistes et l’UDI sont à égalité avec 27 semaines, l’UMP et les radicaux ferment la marche avec 26 semaines.

Gérard Larcher a décidé cette fois de taper fort

Pas question de mettre une pointeuse à l’entrée du Senat mais ceux qui sècheront devront mettre la main au portefeuille. Si au cours d’un même trimestre un élu est absent à plus de la moitié de votes solennels, des réunions de commissions ou aux questions au gouvernement, Il perdra la moitié de son indemnité de fonction, soit 700 euros par mois. Sanction qui pourrait même monter jusqu’à 53 000 euros par an pour ceux qui sèchent tous les travaux.

Pour Gérard Larcher :

Nous ne faisons pas dans une décision cosmétique, nous nous alignons là sur différents parlements, dont le Parlement européen. L'objectif n'est pas de pénaliser. L'objectif est d'avoir une présence et que cette présence se situe sur les trois jours de la semaine.

Attention tout de même, ce n’est pas la première fois que le Sénat lutte contre son propre absentéisme. En février 2014, les sénateurs avaient voté l’obligation d’être présent en commission sous peine de sanction. Depuis le changement de majorité, cette mesure n’a jamais été appliquée.

Les élus du Palais du Luxembourg perçoivent environ 13.000 euros par mois entre leur traitement et différentes indemnités .

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