[scald=81743:sdl_editor_representation]par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Martine Aubry a fustigé mardi le bilan "catastrophique" de Nicolas Sarkozy au terme de son "quinquennat du Fouquet's" et souhaité pour la France la victoire à l'élection présidentielle de son ex-rival de la primaire, François Hollande.

Lors de ses voeux à la presse, la première secrétaire du Parti socialiste a dit sa détermination à oeuvrer pour faire revenir la gauche au pouvoir tout en répliquant aux attaques formulées la veille par le Premier ministre François Fillon contre le candidat Hollande.

"Ce quinquennat qui s'achève restera le quinquennat Fouquet's, c'est ce que retiendront les Français", a-t-elle déclaré en référence au restaurant de luxe choisi par le chef de l'Etat pour fêter sa victoire en 2007.

"Je crois qu'il aura été une expérience sans précédent de destruction de ce que la France a de plus précieux : ses valeurs et sa République", a ajouté Martine Aubry, qui était entourée de tous les ténors du PS, dont le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici.

Offensive à l'égard du chef de l'Etat, la maire de Lille a dénoncé Le bilan "catastrophique" de l'équipe au pouvoir.

"M. Sarkozy dit vouloir au terme de son mandat être jugé sur ses résultats, eh bien qu'il le soit", a-t-elle dit. "Jamais le bilan d'un président sortant n'aura été aussi catastrophique, pas un domaine ne vient rattraper les autres".

Elle a dénoncé la "TVA Sarkozy, qui n'a rien de social" et la "marotte" de la taxe sur les transactions financières que le président veut mettre en place avant la fin du quinquennat.

"Le président a commencé par un grand coup de main fiscal aux plus fortunés et il termine par un grand coup de bambou fiscal sur les classes populaires et les classes moyennes avec la hausse annoncée de la TVA", a commenté Martine Aubry.

"ARDOISE"

"Ce n'est plus un bilan, c'est aussi une ardoise pour les Français".

La première secrétaire a aussi répliqué au chef du gouvernement, qui a lancé la veille dans ses voeux une violente charge contre François Hollande, accusé de "catastrophisme rustique" et de "diabolisation infantile".

"Oui, M. Fillon, je le dis sans infantilisme, avec un réalisme qui me fait mal: la France aujourd'hui n'est plus la France parce que vous l'avez menée là où vous l'avez portée", a-t-elle lancé à l'adresse du Premier ministre.

"Si Sarkozy a une qualité, c'est qu'il a toujours su donner des mots doux à une réalité dure et les Français vivent cette réalité dure et ils ne croient plus en ces mots doux", a-t-elle encore relevé.

Martine Aubry a conclu son discours en énumérant les qualités de François Hollande, qu'elle n'avait pourtant pas épargné pendant la primaire.

"Son ton est celui de la vérité et de la volonté, et son fond celui du redressement et de la justice et de l'espérance", a-t-elle dit. "Il a une méthode :'écouter'. Ça va nous changer".

"Je souhaite à la France une très bonne année 2012 avec un nouveau président qui s'appelle François Hollande en mai 2012, une grande majorité qui permettra d'avancer et de retrouver un rôle en Europe et dans le monde", a-t-elle conclu.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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