En ballottage défavorable face à En Marche !, des ténors politiques de droite comme de gauche redoutent le coup d'arrêt. Et la défaite qui balaierait des années d'engagement.

A Paris, la chef de file de l'opposition et candidate LR dans la 2e circonscription ne cache plus son angoisse, à quelques jours du second tour des législatives.
A Paris, la chef de file de l'opposition et candidate LR dans la 2e circonscription ne cache plus son angoisse, à quelques jours du second tour des législatives. © AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

A droite comme à gauche, plusieurs grandes figures politiques jettent leurs dernières forces dans la campagne et espèrent la victoire au second tour des élections législatives ce dimanche. Nombre d'entre elles craignent d'être victimes du "dégagisme" dont bénéficient les candidat de La République en Marche !(REM), contre lesquels elles se retrouvent en ballottage défavorable.

Cette vague, qui a déjà emporté un nombre de candidats bien connus du grand public dès le premier tour, dimanche dernier, effraie les rescapés. Des survivants qui, à l'instar de Nathalie Kosciusko-Morizet, ne cachent plus leur angoisse.

Les ténors des partis historiques appellent à l'aide

"Ma voix peut s'éteindre" lançait fébrilement NKM avant le premier tour. Une sentence qui fait aujourd'hui figure d'oracle pour nombre de barons de la politique. Dimanche, la tête d'affiche de la droite, chef de file de l'opposition à Paris, risque bien de perdre l'imperdable 2eme circonscription de Paris.

NKM, mais aussi Eric Woerth et Claude Goasguen à droite, Najat Vallaud-Belkacem à gauche ou encore Gilbert Collard au FN, craignent le même cauchemar : laisser la place à un candidat investi par LREM. Face à Éric Woerth, il y a Stéphanie Lozano. Face à NKM, Gilles Le Gendre. Face à Najat Vallaud-Belkacem, Bruno Bonnell... Des noms inconnus du grand public mais qui ont réalisé dimanche des scores dignes de ténors, en capitalisant sur le seul nom d'Emmanuel Macron.

►ÉCOUTER | Bruno Bonnell, invité du 5/7 de France Inter

Pas question cependant pour les barons de considérer qu'ils sont déjà vaincus. Les ténors jouent leurs dernières cartes, chacun avec sa stratégie. Du côté de Claude Goasguen, l'heure est à l'appel au secours. Le député sortant supplie les abstentionnistes de droite et du centre de se rendre aux urnes.

La socialiste Najat Vallaud-Belkacem n'hésite pas, elle, à invoquer la survie de la gauche.

Une survie dont les ténors sont bien conscients. Car au-delà des voix qui pourraient s'éteindre, c'est bien la survie des partis traditionnels qui est en jeu dimanche.

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