Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre ne sera connu que dimanche, mais cet exercice démocratique est déjà un succès, au sein de la droite comme auprès des Français.

La primaire de la droite et du centre a fortement mobilisé les téléspectateurs et les électeurs
La primaire de la droite et du centre a fortement mobilisé les téléspectateurs et les électeurs © AFP / Jeff Pachoud

Qu'importe le nom du futur candidat de la droite (et du centre ?) à l'élection présidentielle, la primaire qui s'achève peut être considérée comme un succès : en quelques semaines, cette campagne a permis de réconcilier une partie des Français avec la politique mais aussi de souder la droite derrière une unique candidature.

Une droite à nouveau unie

Arrivé troisième, Nicolas Sarkozy a été l'un des premiers à assurer, au soir du premier tour du scrutin, qu'il soutiendrait le gagnant de la primaire quelqu'il soit.

Alain Juppé lui-même a indiqué vendredi matin, au lendemain de l'ultime débat entre les deux finalistes, qu'il se rallierait à François Fillon en cas de victoire de ce dernier : "nous avons mis au point une primaire de la droite et du centre et je jouerai le jeu de cette primaire de la droite et du centre."

Des audiences et une mobilisation massives

Au-delà de l'union politique, la primaire ouverte de la droite et du centre a mobilisé bien plus d'électeurs que celle organisée pour la première fois par la gauche en 2011. Avec une audience impressionnante pour chacun des débats télévisés et plus quatre millions d'électeurs mobilisés dimanche dernier, ce succès a été salué par tous, y compris au sein-même du gouvernement.

Les quatre débats de la primaire ont été massivement suivis par les téléspectateurs
Les quatre débats de la primaire ont été massivement suivis par les téléspectateurs © Visactu

Lundi lors de son discours à Alfortville, en région parisienne, Manuel Valls estimait que cette forte mobilisation constitue "un beau défi" lancé à la gauche pour son scrutin interne, annoncé fin janvier : "la primaire qu'elle organisera dans quelques semaines doit être de la même qualité, avec la même exigence démocratique, elle doit être à la hauteur du moment démocratique dans lequel nous entrons."

Pour le Premier ministre, l'affluence constatée dimanche "montre qu'il y a une volonté de participation chez nos compatriotes. Ils veulent faire entendre leur voix, [...] être acteurs, bien sûr, de l'élection présidentielle. C'est logique, c'est le moment majeur de notre démocratie."

Entre ce succès de mobilisation et le solide rassemblement d'une droite désunie depuis l'échec de Nicolas Sarkozy en 2012 et la guerre de succession qui a suivi au sein de l'UMP, la gauche doit maintenant faire bloc pour tenter de rivaliser en vue du printemps 2017 : plusieurs ténors du PS ont appelé Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon à prendre part à la primaire de janvier, à l'image du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.

A gauche, François Hollande devrait annoncer début décembre s'il brigue un second mandat ou s'il y renonce. Cette décision devrait lancer la campagne autour de la primaire de la gauche, dont le scrutin est prévu les 22 et 29 janviers prochains.

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