L'ancien Premier ministre a annoncé qu'il sera "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives.le mouvement d'Emmanuel Macron dément cette investiture.

Manuel Valls souhaite rejoindre le camp du nouveau président élu pour les législatives
Manuel Valls souhaite rejoindre le camp du nouveau président élu pour les législatives © AFP / PHILIPPE LOPEZ

Mardi matin, Manuel Valls a marqué une fois de plus sa différence, en annonçant quelques heures avant la tenue d'un bureau national du Parti Socialiste, qu'il serait "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives de juin, souhaitant s'"inscrire" dans le mouvement En Marche! du président élu Emmanuel Macron :

Ce Parti socialiste est mort, il est derrière nous, pas son histoire et ses valeurs, mais il doit se dépasser

►ÉCOUTER | "Manuel Valls a appuyé sur le bouton, c'est parti pour l'explosion", explique Laurence Peuron

"Aujourd'hui l'essentiel c'est de donner une majorité large et cohérente, sans futurs frondeurs, si vous voyez ce que je veux dire, à Emmanuel Macron pour qu'il puisse gouverner (...) J'ai éprouvé ce que pouvais être la division, elle a été fatale à ce quinquennat", a ajouté l'ancien Premier ministre qui a annoncé qu'il serait lui-même "candidat de la majorité présidentielle" aux législatives.

"Et en plus Emmanuel Macron porte quelque chose qui paraît essentiel, c'est la recomposition politique", a-t-il encore dit.

Il faut aller jusqu'au bout de cette recomposition, ceux qui restent au milieu du gué seront emportés

Interrogé sur l'éventualité de son exclusion du PS, il a répondu: "Le Parti socialiste va exclure un ancien Premier ministre, qui a toujours été loyal? (...) Enfin! Je vois que les vieux partis veulent exclure. Aujourd'hui ce qu'il faut c'est rassembler, pas exclure".

Dans la matinée, Le chef du PS, Jean-Christophe Cambadélis a déclaré qu'il était " impossible" pour Manuel Valls de briguer l'investiture En Marche aux législatives en ayant sa carte d'adhérent au PS.

Jean-Paul Delevoye, chargé de ces investitures pour le mouvement En Marche a de son côté assuré qu'il avait déjà une candidate sur la circonscription briguée par Manuel Valls.

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