20 milliards d’euros de contrats. Pour son premier déplacement en Chine, Nicolas Sarkozy double la mise par rapport à Jacques Chirac en 2006. Coté français, tout le monde se frotte les mains. A juste raison. Les principaux bénéficiaires sont Aréva et Airbus. Le marché chinois s'ouvre à eux mais à quel prix! Du coté d'Airbus, la Chine boude toujours le super jumbo A-380 et le nouveau bijou des européens l'A-350. Pour vendre ces A-320, Airbus a été obligé de concéder la construction d'une ligne d'assemblage au nord de Pékin. Ce sera la seule usine de ce type hors d'Europe. Coté Aréva la aussi les contreparties sont lourdes: Pour 8 milliards d'euros la Chine s'offre deux réacteurs de troisième génération EPR et surtout le transfert à une société franco-chinoise de cette technologie. " Les transferts de technologie ne me font pas peur" a affirmé Nicolas Sarkozy. Sur le court terme peut-être. Dans quelques années, lorsque des clients achèteront des Airbus " made in China", ou tout simplement de nouveaux avions chinois " copier coller" des prototypes européens, mais vendus beaucoup moins chers, peut être sera t-il temps(ou trop tard ?) de s'interroger sur ces contreparties. Les salariés d'Airbus s'inquiètent pour leur avenir. Ils ont raison. En attendant l'avantage reste aux Chinois et sans doute pour longtemps.

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