Au sein de l'Europe, il ne reste que quatre pays, l'Irlande, Chypre, Malte et la Pologne où les femmes ne peuvent pas ou difficilement avorter.

Des manifestants pro-avortement devant le parlement polonais le 13 janvier dernier.
Des manifestants pro-avortement devant le parlement polonais le 13 janvier dernier. © AFP / Wojtek RADWANSKI

L'Europe est un continent où globalement les femmes peuvent avorter sans trop de difficultés. Seuls 4 pays refusent ou rendent difficile la possibilité d'avorter pour les femmes. 

La Pologne : des femmes organisent cette journée le"mercredi noir" à savoir des manifestations dans tous le pays contre les tentatives des parlementaire de droite de restreindre encore plus leur droit à l'avortement. 

La loi actuelle date de 1993. L'IVG n'est autorisée que dans les cas de viol, d'inceste et de malformation fœtale grave. Le gouvernement actuelle envisage de restreindre encore plus ce droit en ne l'autorisant que dans les cas de viol ou d'inceste. 

A Malte, l'avortement est totalement interdit. 

A Chypre, l'IVG n'est autorisée qu'en cas de risque de danger pour la mère, de viol et d'inceste. 

En Irlande, L'avortement n'est autorisé qu'en cas "de risque réel pour la santé". En 2018, un référendum, dont on ne connait pas encore le libellé, sera organisé au sujet du droit à l'avortement. 

En décembre dernier, le Conseil de l'Europe s'est alarmé de "restrictions rétrogrades" et du recul des droits de femmes en matière d’accès à l'avortement. Dans son rapport, le Conseil pointent certes les pays précédemment cités mais aussi où l'avortement est autorisé en théorie comme l'Italie, où 7 professionnels de santé sur 10 refusent d'autoriser l'IVG.

En France, le nombre d'avortements est resté stable entre 1975, date de sa légalisation et aujourd'hui. Chaque année, 211.900 IVG (interruption volontaire de grossesse) ont lieux. Toutes les catégories socio-professionnelles sont concernées. 

40% des femmes ont recours à cette pratique à un moment de leur vie.  La grande majorité des femmes utilisent un moyen de contraception lorsqu'elles y ont recours mais le risque zéro n'existe pas en matière de contraception comme pour les autres traitements. "Les femmes qui n'oublieront jamais leur pilule, entre 15 et 49 ans, ça n'existe  pas" explique la chercheuse Nathalie Bajos. 

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