Ayrault en Russie
Ayrault en Russie © REUTERS/Yuri Kochetkov/Pool / REUTERS/Yuri Kochetkov/Pool

En déplacement en Russie, le Premier ministre a rencontré Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine. Jean-Marc Ayrault a évoqué la situation des militants de Greenpeace toujours en prison. Il a aussi envoyé un message aux manifestants contre l'écotaxe.

Le Premier ministre a choisir de "tenir le cap" et a mis en garde les manifestants qui ont prévu de manifester samedi pour demander la suppression de l'écotaxe contre "toute spirale de violence".

C'est très important de rappeler que la France est un pays démocratique et que le droit de manifester existe [...] En même temps, on ne peut pas construire si on s'engage dans une espèce de spirale de la violence.

en marge de la conférence de presse Jean-Marc Ayrault a réaffirmé qu'un remaniement n'était pas à l'ordre du jour :

On en a souvent parlé avec le chef de l'Etat, il n'y a pas d'actualité sur ce point. Et quand le remaniement interviendra, vous serez les premiers surpris, comme d'habitude.

Un geste humanitaire ?

Jean-Marc Ayrault avait prévu d'évoquer le cas de la trentaine de militants de Greenpeace détenus en Russie. Les militants, parmi lesquels figure un Français, ont été arrêtés en septembre après une action sur une plate-forme pétrolière de Gazprom, dans l'Arctique. Inculpés dans un premier temps d'acte de piraterie, un délit puni de 15 ans de prison en Russie, les militants sont désormais poursuivis pour vandalisme. il ont été transférés vendredi de Mourmansk (nord-ouest) à une prison de Saint-Pétersbourg. Greenpeace a précisé qu'elle ne comprenait pas ce que signifiait ce changement d'établissement.

Le Premier ministre s'est concentré sur la cas du seul français arrêté, Francesco Pisanu âgé de 38 ans :

Une opération initiée par cette organisation non gouvernementale a donné lieu à des arrestations, une procédure judicaire est en cours, j'ai demandé qu'il puisse y avoir un geste humanitaire à son égard.

Son homolgue russe Dmitri Medvedev lui a répondu :

J'ai attiré l'attention sur le danger de ce type d'activités [...] les équipements d'extraction de gaz et de pétrole, ça peut être dangereux. La République française et l'opinion publique peuvent être sures que cette affaire sera examinée dans le strict respect de la législation russe.

Un navire de Greenpeace, Arctic Sunrise, a été arraisonné le 19 septembre par un commando russe après que des militants eurent tenté d'escalader une plateforme pétrolière du géant Gazprom pour en dénoncer les risques écologiques.

La plateforme n'était pas dans les eaux russes mais dans les eaux internationale. Le sujet est particulièrement sensible en Russie qui compte bien s'assurer l'exploitation de l'Arctique au détriment de la communauté internationale.

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