TOUT JUSTE ÉLUS (4/10) - Un peu plus d’un mois qu’ils sont aux manettes : France Inter part à la rencontre des nouveaux maires qui font leurs premiers pas. Quatrième épisode à Poitiers où l’écolo Léonore Moncond'huy a mis fin à la domination socialiste dans la ville.

La nouvelle maire EELV de Poitiers lors de son premier conseil municipal.
La nouvelle maire EELV de Poitiers lors de son premier conseil municipal. © AFP / Guillaume Souvant

Ses premiers pas ont été scrutés. Avec son élection, Léonore Moncond'huy a mis fin à 43 ans de domination socialiste sur Poitiers en étant l’une des élu.e.s de la “vague verte” dans les grandes villes du pays. Elle a ainsi détrôné Alain Claeys, qui tentait un troisième mandat. Poitiers, incarnée pour la première fois par une femme pour qui tout est nouveau, ou presque. 

Comme un symbole, sa première mesure a d’ailleurs été de baisser de 1 500 euros son indemnité de maire. “J'ai baissé d'un tiers mon indemnité et nous avons réduit de un à cinq l'écart entre le conseil municipal délégué et la maire. C'était un enjeu d'égalité et de partage des responsabilités très important pour nous. Et après une autre mesure, politique cette fois-ci, de mise en œuvre de nouveaux projets. Nous avons décidé de déclencher dès le mois d'août un plan vacances pour tous, ce qui correspond à l'un des engagements de notre mandat.”

La “troisième campagne”

Plus surprenant pour elle, le fonctionnement des élections communautaires qui ont suivi, à l'opposé de sa démarche pour conquérir la cité de Poitiers. “J'étais tout à fait consciente que ce qu'on appelle le ‘troisième tour’ des élections municipales était une échelle majeure si on voulait pouvoir avoir les moyens de mettre en œuvre notre projet”, raconte Léonore Moncond'huy. 

“Mais je ne pensais pas que ça allait commencer dès le lendemain d'élections municipales, donc j'ai été surprise par la rapidité avec laquelle on a dû se consacrer à cette troisième campagne.” Surtout, poursuit-elle, “on avait l'habitude de faire une campagne très ouverte, très transparente, très, très en lien avec les citoyens. Et à l'échelle communautaire, il n’y a pas d'élection directe. Donc j'ai été surprise par la manière de faire campagne, qui était très différente de celle qu'on avait l'habitude de mettre en oeuvre depuis deux ans.” 

Sa candidate a été élue et rien ne peut arrêter sa marche en avant. Car Léonore Moncond'huy a découvert des finances de la ville très saines : un excédent de 17 millions d'euros, dont cinq millions vont servir à l'ensemble des dépenses liées à la crise du Covid-19. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.