[scald=62173:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le ministre français de l'Economie a accusé mardi les socialistes d'avoir pris le pouvoir "par effraction" en 1997, provoquant de vives réactions sur les bancs de la gauche, au point d'entraîner une suspension de séance.

François Baroin a répondu lors des questions au gouvernement au député socialiste Pierre-Alain Muet, qui dénonçait la politique économique du gouvernement trop dure à ses yeux vis-à-vis des plus défavorisés.

Le ministre de l'Economie a répliqué en attaquant le programme du Parti socialiste, affirmant que le gouvernement faisait preuve de courage dans la tourmente, contrairement à la gauche accusée de faire preuve de démagogie.

"Est-ce du courage de mentir, de basculer dans la démagogie, de taire la vérité, de vous accrocher à des vieilles lunes socialistes qui vous ont certes conduit par effraction au pouvoir en 1997?", a-t-il demandé.

Le PS a obtenu la majorité absolue à l'Assemblée après la dissolution décidée par le président Jacques Chirac en 1997.

Les députés de gauche se sont alors levés pour quitter l'hémicycle malgré l'appel du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer de rester à leur place.

Mais plusieurs élus socialistes se sont approchés des bancs du gouvernement en menaçant le ministre de l'Economie. Les huissiers ont formé un mur pour empêcher que certains en viennent aux mains.

Bernard Accoyer a alors suspendu quelques minutes la séance mais, à la reprise, les huées venues des rangs de la gauche ont redoublé.

"Démocratie, démocratie", scandaient debout les députés de gauche toujours séparés des bancs du gouvernement par un groupe d'huissiers. Certains d'entre eux ont jeté des boulettes de papier sur les ministres.

Des mots d'oiseaux ont fusé de part et d'autre de l'hémicycle et le président de l'Assemblée a alors décidé de lever la séance.

Jean-Baptiste Vey et Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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