Selon le baromètre politique d'Odoxa pour France Inter, la presse régionale et l'Express, la popularité des trois figures de l'opposition qui ont soutenu le mouvement des "gilets jaunes" (L. Wauquiez, M. Le Pen et J.-L. Mélenchon) stagne depuis le début du mouvement. Celle de l'exécutif repart à la hausse.

Le soutien aux "gilets jaunes" n'a pas été porteur politiquement pour les leaders de l'opposition
Le soutien aux "gilets jaunes" n'a pas été porteur politiquement pour les leaders de l'opposition © Maxppp / Bruno Levesque

Elle avait gagné six points de popularité au mois de décembre, dans les premières semaines du mouvement des "gilets jaunes", elle en perd cinq en ce mois de janvier. Pour Marine Le Pen, le soutien aux manifestants ne se traduit pas, sur le long terme, par une hausse de sa côte de popularité, si l'on en croit le baromètre politique de janvier 2019, réalisé par Odoxa pour France Inter, la presse régionale et l'Express.

Net recul du soutien des Français aux "gilets jaunes"

Le constat est le même pour Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez, qui ont tous deux fait part publiquement de leur sympathie pour le mouvement. Le leader de la France Insoumise affiche ce mois-ci une côte de soutien de 20%, contre 21% dans le baromètre de novembre 2018, réalisé quelques jours avant la première journée d'action du 17 novembre. Il sort même du peloton des dix personnalités politiques les plus populaires, et pointe désormais à onzième place. Quant au président des Républicains, il perd trois points sur la même période, et se retrouve en 17e position, derrière notamment Valérie Pécresse (quinzième), Nicolas Dupont-Aignan (treizième) et Xavier Bertrand (huitième).

De manière générale, le soutien aux "gilets jaunes" parmi la population s'effrite. Alors que les deux-tiers des Français (66%) soutenaient leur action le 22 novembre dernier, dans la foulée de leur première journée d'action, ils sont désormais à peine la moitié à souhaiter que le mouvement se poursuive (51%). Le soutien reste toutefois très marqué chez les sympathisants de l'opposition, hormis ceux des Républicains.

Pour autant, ce tassement des opinions positives ne profite pas au mouvement des "foulards rouges", lancé en réaction à celui des "gilets jaunes". Une majorité de Français trouve qu'il n'est pas justifié, et seuls les sympathisants de La République en Marche lui portent un certain crédit.

La popularité d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe repart à la hausse

Après avoir atteint en décembre leur plus bas niveau depuis leur entrée en fonction en mai 2017, la popularité du président de la République et celle du Premier ministre connaissent en janvier un léger mieux. 

Emmanuel Macron gagne trois points de popularité, pour atteindre la barre symbolique des 30% de Français qui voient en lui un bon président. La hausse est spectaculaire chez les sympathisants de la France Insoumise (+11, à 16%), et progresse encore chez ceux de la République en Marche (+2, à 92%). En revanche, elle chute de sept points chez les sympathisants du Parti Socialiste (-7, à 24%), et chez ceux des Républicains (-3, à 30%). Les sympathisants du Rassemblement National ne sont toujours que 5% à trouver qu'Emmanuel Macron est un bon président de la République. Les mécontents restent cependant largement majoritaires (69%, -4 points).

La popularité d'Edouard Philippe connaît la même inflexion, dans une proportion toutefois plus modeste. 32% des Français voient en lui un bon Premier ministre, en hausse d'un point, mais 67% pensent le contraire (-1). 

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