Alors que Christophe Castaner fait son entrée parmi les personnalités politiques les moins appréciées du pays, le Baromètre politique Odoxa se penche ce mois-ci sur les têtes de liste aux européennes nouvellement désignées et sur la situation des partis de gauche. Dans les deux cas, le constat n'est pas fameux.

Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner devient l'une des personnalités politiques suscitant le plus de rejet
Le ministre de l'intérieur Christophe Castaner devient l'une des personnalités politiques suscitant le plus de rejet © Maxppp / Aurelien Morissard

Après trois mois consécutifs de hausse de sa cote de popularité, la courbe d'Emmanuel Macron s'est inversée en mars 2019, selon le Baromètre politique Odoxa pour France Inter, l'Express et la presse régionale : seuls 30% des sondés estiment désormais qu'il est un bon président de la République, en recul de deux points par rapport au mois dernier, quand 70% pensent le contraire.

À l'inverse, le Premier ministre Édouard Philippe voit sa popularité légèrement grimper pour le quatrième mois consécutif. Ainsi, 34% des personnes interrogées le qualifient de bon Premier ministre (+1), même si une écrasante majorité (65%, -1) pense le contraire.

Dans le détail, le couple exécutif ne recueille une majorité d'opinions favorables qu'auprès des sympathisants La République en Marche, les sympathisants des autres formations rejetant majoritairement leur action, parfois massivement (l'action d'Emmanuel Macron ne trouve grâce aux yeux de seulement 4% des sympathisants La France Insoumise, 5% de ceux du Rassemblement National).

Au sein du gouvernement, le ministre de l'intérieur Christophe Castaner fait son entrée dans le top 5 des personnalités suscitant le plus de rejet. Avec cinq points de plus en un mois, à 46%, il fait jeu égal avec Nicolas Dupont-Aignan, derrière Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Marion Maréchal-Le Pen et Laurent Wauquiez.

Les têtes de liste aux européennes suscitent le rejet

Autre enseignement de ce baromètre : le très faible soutien des personnes interrogées aux candidats tête de liste pour les élections européenne. Parmi ceux qui ont récemment été officiellement désignés par leur formation pour conduire la campagne, tous pointent en bas de tableau. Benoît Hamon est en tête avec 21 % d'opinions favorables, suivi de Nicolas Dupont-Aignan (19 %) quand Raphaël Glucksmann, qui conduira la liste d'alliance entre son mouvement (Place Publique) et le Parti Socialiste, suit avec 12%, tout comme Yannick Jadot. Vient ensuite Manon Aubry pour La France Insoumise (10%), puis avec 9% François-Xavier Bellamy des Républicains et Nathalie Loiseau pour La République en Marche, et enfin Jordan Bardella, le candidat du Rassemblement National, ferme la marche avec 7%.

S'ils enregistrent peu de soutiens, ils suscitent en revanche un fort rejet : Nicolas Dupont-Aignan est jugé négativement par 46% des sondés, Benoît Hamon par 37 %, Raphaël Glucksmann par 30%, Manon Aubry et Nathalie Loiseau par 32%, François-Xavier Bellamy 34% et enfin Jordan Bardella 35%. En proportion, ils recueillent donc entre 2,5 et 5 fois plus d'opinions négatives que d'opinions positives.

Enfin, le Baromètre s'intéresse ce mois-ci à l'image des partis de la gauche de gouvernement (Europe Écologie Les Verts, Parti Socialiste, Nouvelle Donne et Génération.s) parmi la population. Le constat est sans appel : pour 74% des sondés, ces partis sont divisés, les deux-tiers pensent qu'ils sont en déclin, à peine un tiers estiment qu'ils font des propositions intéressantes pour le pays. Enfin, ils sont seulement 22% à voir en eux une force crédible pour gouverner à l'avenir.

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