L'ex-ministre socialiste de l'Ecologie Delphine Batho a fait état aujourd'hui, quatre jours après son limogeage, d'un "énorme malaise" au gouvernement et d'une "déception" dans le pays vis-à-vis de la politique menée par François Hollande. Elle juge aussi avoir été victime de certains lobbys.

Au lendemain d'une conférence de presse où elle avait déjà mis en cause le gouvernement, elle a expliqué que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait tenté mardi de lui faire démentir ses propos dénonçant un "mauvais budget" de l'écologie.

On m'a demandé soit de dire l'inverse de ce que j'avais dit (...) soit de démissionner et j'ai refusé", a-t-elle ajouté. "Je n'avais pas du tout l'intention de rendre mon tablier.

Victime de lobbys

Delphine Batho estime aussi être la cible de pressions économiques, qui expliqueraient son éviction du gouvernement.

Elle pointe notamment les lobbys liés au gaz de schiste et au nucléaire :

Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec, directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste, ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux USA ?

L'ex-ministre subit, en effet, depuis longtemps les attaques de dirigeants des groupes comme Total, EDF, GDF Suez ou Areva qui juge son attitude méprisante.

Le point avec Marion Lagardère

Du côté, de Matignon, on assure que Delphine Batho n'a été évincée qu'à cause de ses propos sur le budget.

Batho remplacée par philippe martin
Batho remplacée par philippe martin © radio-france
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