[scald=20651:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Dominique Baudis, nommé Défenseur des droits le 22 juin, a bénéficié pour plus de 36.000 euros de notes de frais indues lorsqu'il présidait l'Institut du monde arabe, à Paris, rapporte jeudi Mediapart.

Selon le site d'information, l'IMA, que l'ancien maire de Toulouse a présidé de 2007 à 2011, a fait l'objet en septembre 2010 d'un redressement de l'Urssaf pour "frais professionnels non justifiés" et "dépenses personnelles" au bénéfice de Dominique Baudis.

Dans une lettre datée du 17 septembre 2010 dont Mediapart a obtenu une copie, la contrôleuse de l'organisme relève notamment des frais - tous pris en charge par l'institut - au profit de l'épouse de Dominique Baudis et de son fils, des notes de restaurant lors de jours fériés, des billets d'avion pour des déplacements personnels.

"Pour toutes ces notes de repas ou de déplacements, le caractère de frais professionnels n'est pas démontré. Leur montant ne peut donc être exonéré de charges sociales", souligne le courrier de l'Urssaf.

Le redressement imposé à l'IMA s'est élevé à plus de 12.000 euros.

Interrogé par Mediapart, Dominique Baudis affirme que "ce ne sont pas des détournements ni des malversations".

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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