[scald=101899:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Bayrou a accusé jeudi soir le candidat socialiste François Hollande, favori des sondages pour l'élection présidentielle, de "tromper les Français" en promettant la création de 60.000 postes dans l'Education nationale.

Le candidat centriste, qui dénonce la "sarkohollandisation" de la campagne, a fustigé dans un même souffle la "campagne pernicieuse" menée selon lui par Nicolas Sarkozy contre les enseignants auxquels il propose une augmentation salariale de 25% en échange de plus de présence dans leurs établissements.

"Personne ne créera les dizaines de postes promis", a-t-il dit sur France 2, dans l'émission "Des paroles et des actes", à propos de la proposition du candidat socialiste.

François Hollande s'engage, s'il est élu, à créer 60.000 postes sur cinq ans dans l'Education nationale.

"C'est une manière de tromper les Français", a jugé François Bayrou, dénonçant des "illusions".

Prié de dire si François Hollande mentait, le dirigeant centriste a répondu : "C'est le minimum qu'on puisse dire".

Quant à la proposition de Nicolas Sarkozy, il a dit ne pas "accepter" la "campagne qui est menée pour laisser croire que les profs ne travaillent pas".

"Je voudrais les y voir tous ceux qui prétendent que les profs ne travaillent pas deux heures devant une classe de cinquième. Je voudrais, moi, les voir au bout de la semaine quand ils auront fait 18 heures de cours", a commenté François Bayrou.

"Qu'est-ce que c'est que cette campagne pernicieuse qui est menée contre des gens qui travaillent plus qu'aucun de ceux qui les critique?", a-t-il lancé.

Sophie Louet

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