Ça tire à gauche. Après l’annonce de l’alliance entre Place Publique et le Ps, c’est à qui brandira le meilleur brevet de gauche en vue des prochaines européennes. Les Verts dénoncent une alliance contre nature, Benoît Hamon en meeting hier à Montreuil dénonce un aspirateur de gauche opportuniste.

Benoît Hamon affirme que Raphaël Glucksmann et Olivier Faure sont les "enfants du vide"
Benoît Hamon affirme que Raphaël Glucksmann et Olivier Faure sont les "enfants du vide" © AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER

Benoît Hamon est en colère : Raphaël Glucksmann qui voulait "unir la gauche", il l’assure, il y a cru. Mais voir Place Publique finir par "emballer" (dit-il en reprenant l’expression de l’écologiste Yannick Jadot) un "Ps périmé", ça il ne le digère pas. 

Il pique et affirme que Raphaël Glucksmann et Olivier Faure sont les "enfants du vide", reprenant ainsi le titre du livre du fondateur de "Place Publique". L’ex-candidat socialiste à l’élection présidentielle avoue sa déception : celle de voir "Nouvelle Donne" de Pierre Larrouturou le quitter au nom d’un "benchmarking" politique.

En gros sur le marché politique, Place Publique, allié au PS, serait plus vendeur que la marque Génération-s.

La désertion de sa porte-parole, l’économiste Aurore Lalucq, a blessé Benoît Hamon. D’une formule assassine il évacue : "Des 'Éric Besson', des traîtres en politique, il fut un temps on en avait un tous les dix ans, aujourd’hui c’est toutes les semaines."

La clarté, la sincérité, finiront par payer, veut croire le leader de Génération-s : 

L’avantage que j'ai sur eux, c’est que les coups, je les connais, moi j’ai fait une présidentielle 

Une présidentielle... qui fut aussi lardée de coups de couteaux venus de son propre camp.

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