Benoît Hamon était lundi à Lille en "opération porte-à-porte" suivie d’un meeting dans le quartier de Lille Fives. Le leader du mouvement "Génération.s" prépare sa campagne des Européennes en tapant lourdement sur le PS, "moribond" selon lui et un Jean-Luc Mélenchon "populiste" qui a "quitté les rives de la gauche".

Benoit Hamon en meeting pour son mouvement Génération.s, le 6 janvier 2019
Benoit Hamon en meeting pour son mouvement Génération.s, le 6 janvier 2019 © Maxppp / Alexis Sciard

L'ancien candidat à la présidentielle sort de 6 heures de cours, qu'il donne désormais deux jours par semaine à l'Université de Lille. Épaulé de jeunes militants de son mouvement, "Génération.s",  il entame à la nuit tombée une opération porte-à-porte, à l’ancienne, dans ce quartier populaire de Lille-Fives.

Bonjour, c'est Benoît Hamon. Ton papa ou ta maman sont-ils là ? Sinon n'ouvre pas. J'ai été candidat à la présidentielle.

Une porte s'ouvre. Deux jeunes étudiantes colocataires lui expliquent pourquoi elles ont rallié la colère des gilets jaunes : "Ils ne viennent pas qu'avec leurs colères, ils viennent aussi avec plein de nouvelles façons de penser le monde", disent-elles.

Benoît Hamon rebondit : "Il y a urgence à trouver des solutions, c'est là où Macron ne joue pas son rôle. Moi ça m'énerve. Quand un pays est dans cet état-là, que tu es président de la République, sors de ton bunker!"

En fermant la porte, elles glissent que de toute façon, elles ne voteront plus. Benoît Hamon rejoint  la salle du meeting. Petite conférence de presse au cours de laquelle il exclut tout rapprochement avec le PS, espère encore un sursaut des écologistes, des communistes, se dit en osmose avec Place publique, et tape sur Jean-Luc Mélenchon :

"Ça le rend fou mais il ne peut pas dire d'un côté 'Je ne suis pas la gauche' et détester le fait que je constate qu'il n'est plus de gauche. Puisque c'est lui-même qui le dit, il est tout de même curieux ce garçon. Je pense qu'aujourd'hui Mélenchon parle et que c'est Le Pen qui va récolter les voix."

Les gauches ne sont peut-être pas irréconciliables, mais les anciens camarades du PS le sont, assurément.

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