"Aujourd’hui, j’ai décidé de quitter le Parti socialiste" a annoncé Benoît Hamon samedi après-midi, à l'occasion du lancement de son Mouvement du 1er juillet.

Benoît Hamon a lancé son Mouvement du 1er Juillet
Benoît Hamon a lancé son Mouvement du 1er Juillet © AFP / JACQUES DEMARTHON

"Je quitte un parti mais je ne quitte ni le socialisme ni les socialistes. J’ai passé trente longues et belles années au Parti socialiste. J’ai aimé ce parti, mon parti. Je l’ai aimé passionnément", a expliqué l'ancien candidat à l'élection présidentielle.

Il dit croire "à la nécessité du combat socialiste", un combat qui a "besoin de forger les nouveaux outils politiques appropriés à ses objectifs". Avec ses soutiens rassemblés à Paris, il veut "participer à la reconstruction de la Gauche" à partir de son mouvement qui voit le jour ce samedi 1er juillet.

"Aujourd'hui j'ai décidé de quitter le Parti socialiste. Je quitte un parti mais je n'abdique pas l'idéal socialiste", a -il-dit devant environ 11.000 personnes.

Au revoir mais pas adieu aux militants

"Le parti socialiste a peut-être fait son temps. Il a eu des heures glorieuses, ma conviction est qu'aujourd'hui il est temps de tourner une page pour nous inscrire dans un processus comparable à celui d'Epinay", a-t-il précisé rappelant que la naissance du Parti socialiste remonte à 1971.

"Aux militants qui restent, je ne leur dis pas +adieu+ mais +au revoir+, +à tout de suite+ dans les combats que nous allons mener, car nous aurons à nous retrouver tous ensemble dans la grande famille de la gauche pour l'indispensable rassemblement, la future maison commune sans laquelle il n'y aura pas de victoire possible", a encore dit Benoît Hamon;

"Pour ma part je vais m'atteler avec vous maintenant à participer à la reconstruction de la gauche", a dit l'ancien ministre de François Hollande qui souhaite que son mouvement soit l'une "des poutres sur laquelle la gauche doit être reconstruite".

Benoît Hamon s'en est pris à Emmanuel Macron qui, selon lui, "fait l’unité de la bourgeoisie autour de ses propres intérêts, socio-libéraux ou conservateurs."

Il fustige le "nouveau pouvoir" qui a choisi, selon lui, "l’autoritarisme". "Jamais la gauche n’a confondu ordre public et autoritarisme."

Benoît Hamon n'entend pas non plus faire "le cadeau à monsieur Macron d'une opposition caricaturale, sans crédibilité." Mais il affirme que "la reconstruction de la gauche ne peut se réduire à notre relation au président de la République"

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