[scald=17157:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - L'ancien ministre de l'Ecologie centriste Jean-Louis Borloo déclare dans le Journal du dimanche se préparer pour une candidature à la présidentielle de 2012 mais promet d'être responsable si le Front national devenait trop menaçant.

Ce dissident de la majorité inquiète l'Elysée, car une candidature risquerait d'affaiblir le score de Nicolas Sarkozy au premier tour, au point, selon certaines enquêtes, de le menacer d'une élimination au profit de la candidate d'extrême-droite Marine Le Pen.

Jean-Louis Borloo qui réunit dimanche à Epinay, près de Paris, les membres de sa nouvelle "Alliance républicaine, écologiste et sociale" regroupant plusieurs formations centristes, déclare d'abord dans cet entretien qu'il est déterminé pour 2012.

"Je m'y prépare. Se préparer, ce n'est pas hésiter, c'est respecter les Français", dit-il.

"Le problème n'est pas de savoir si quelqu'un saute sur sa chaise en disant : 'je veux être candidat !' Le problème, c'est qui il est, quelles valeurs il porte et pour quoi faire, et surtout s'il va associer les Français à son action ou s'il pense pouvoir avancer tout seul, ce qui, à mon avis, est impossible", ajoute-t-il.

Il se positionne entre UMP et PS. "En 2012, il y aura d'un côté les conservateurs de gauche ou de droite qui pensent qu'il n'y a plus de solutions, et de l'autre nous, une force indépendante, libre, audacieuse, extrêmement responsable".

Interrogé sur un éventuel retrait en cas de montée du FN, il semble cependant laisser la porte ouverte : "je suis là pour servir les Français, pas pour faire une carrière. On entre dans une grande période de débat, je le répète, je me comporterai à tous égards de manière responsable".

La perspective d'une candidature de Jean-Louis Borloo laisse perplexe à gauche comme à droite, beaucoup disant penser que l'ancien ministre ne cherche qu'à monnayer un rôle plus important dans l'équipe de Nicolas Sarkozy en cas de réélection du chef de l'Etat sortant.

Thierry Lévêque

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