Après le Brexit, quid des fonctionnaires et des eurodéputés britanniques des institutions européennes ? Ils continueront, au moins temporairement, à avoir un rôle.

Antonio Tajani, Président de l'Union européenne, a tenté de rassurer les fonctionnaires britanniques.
Antonio Tajani, Président de l'Union européenne, a tenté de rassurer les fonctionnaires britanniques. © Reuters / Yves Herman

Cinq jours après l’activation de l’article 50 par la première ministre britannique, qui enclenche la procédure de divorce entre le Royaume-Uni et l’UE, le Parlement européen se réunit pour sa session plénière d’avril à Strasbourg. L’ambiance n’est pas à la fête dans les rangs des eurodéputés britanniques en faveur du "Remain" mais tous sont attendus à Strasbourg pour la session plénière tant que les négociations de sorties n’ont pas abouti.

"On sera là"

Les 73 parlementaires conservent leurs droits de vote, leurs salaires et ils peuvent continuer à influer sur les dossiers européens. "On sera là", disait l’un d’eux, mais le cœur n’y est plus.

Les fonctionnaires britanniques, eux, ne cachent pas leur inquiétude. Chris Johns travaille au service de l’Europe depuis plus de 10 ans. Il craint pour son avenir.

"On a une épée de Damoclès au-dessus de la tête."

Antonio Tajani, le président du Parlement européen a bien tenté de les rassurer. Il leur a envoyé un courrier qui disait : "Votre expertise et votre engagement en faveur de l’Europe sont précieux au-delà de votre nationalité." Pas sûr que ce soit suffisant pour leur redonner le sourire.

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