Juste après l'annonce de sa nomination comme porte-parole de l'Élysée, l'éditorialiste a désactivé son compte Twitter, où il faisait polémique bien avant ce changement de vocation.

Bruno Roger-Petit invité des Informés sur France Info
Bruno Roger-Petit invité des Informés sur France Info © Radio France / France Info

Lassitude par avance face aux réactions, ou excès de zèle dans la prudence ? Toujours est-il que quelques minutes après la confirmation par l'Élysée de son nouveau rôle loin du journalisme, Bruno Roger-Petit, pourtant très actif sur Twitter et futur responsable du compte officiel de l'Élysée, a préféré abandonner son compte personnel sur le réseau social.

Bruno Roger-Petit aux abonnés absents sur Twitter
Bruno Roger-Petit aux abonnés absents sur Twitter / Twitter

Forcément, effet Streisand oblige ("plus on essaie de cacher une information, plus elle a de chances de ressortir"), les internautes ont rapidement cherché à retrouver quels éventuels tweets compromettants avaient pu ainsi disparaître. Il faut dire qu'en tant qu'éditorialiste, s'il a assez peu caché sa sympathie pour le candidat Emmanuel Macron (dont il couvrait la campagne pour Challenges), Bruno Roger-Petit a parfois aussi critiqué certains choix du président élu. Ce que n'ont pas manqué de lui rappeler certains utilisateurs.

D'autres n'ont pas manqué de relever plus largement que Bruno Roger-Petit, désormais passé du journalisme à la politique, avait lui aussi critiqué la connivence entre ces deux univers.

On croirait lire la réaction de Jean-Luc Mélenchon...

Difficile de savoir si ce sont ces tweets que l'ancien journaliste a voulu faire oublier ou s'il s'agit simplement de prudence excessive en attendant d'en savoir plus sur ses nouvelles fonctions et ce qu'il pourra commenter ou non à titre personnel. Ce sera sans doute l'une des difficultés qu'il devra affronter à ce nouveau poste, tant Bruno Roger-Petit résistait jusqu'ici assez peu au commentaire et au débat sur les réseaux sociaux... Jusqu'à fréquemment bloquer ceux qui le contredisaient (ce qui risque d'être plus difficile avec le compte de l'Élysée).

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