Les dernières 24 heures ont été éprouvantes pour l’ancien président de la République. Il ne s’est pas exprimé mais d’autres s’en sont chargés pour lui.

En pleine campagne pour la primaire, Nicolas Sarkozy est au coeur de l'actualité dans plusieurs affaires.
En pleine campagne pour la primaire, Nicolas Sarkozy est au coeur de l'actualité dans plusieurs affaires. © Maxppp / PIB/Maxppp

Tour à tour, son ancien conseiller Patrick Buisson et le journal en ligne Médiapart ont dévoilé des éléments à charge contre l’ancien Président de la République, sur deux dossiers dans lesquels il est impliqué.

Lundi 26 septembre, au matin : la journée commence mal pour Nicolas Sarkozy. Dans la matinée, l'ex-chef de la police judiciaire parisienne Christian Flaesch, est entendu par la police, suivi dans l’après-midi de Bernard Squarcini, l'ex-patron du renseignement intérieur. Dans cette enquête, l’ex-chef de l’Etat n’est pas impliqué mais ces deux hommes font partie de la galaxie sarkozyste.

Mardi matin, les révélations Buisson sur le CPE

La tension monte d’un cran pour l’ancien président. Cette fois-ci, il n’est pas question d’affaire judicaire mais Nicolas Sarkozy est nommément cité dans un livre de révélations de son ancien conseiller congédié Patrick Buisson. L’ancien journaliste de Minute assure dans un livre à paraître jeudi que l’ancien ministre de l’Intérieur aurait laissé faire les casseurs en 2006 au moment des manifestations contre le projet de loi CPE. A l’époque Sarkozy est en guerre avec Dominique de Villepin alors Premier ministre. Pour mettre en difficulté son rival de l’époque, il n’aurait pas hésité d’après Buisson à « laisser les bandes de blacks et de beurs agresser les jeunes blancs aux Invalides, tout en informant les photographes de Paris Match de la probabilité de sérieux incidents", écrit l’ancien conseiller de Sarkozy. "Nous avions tremblé à l'idée qu'il puisse y avoir un blessé grave. Mais, au fond, ça valait la peine d'endurer pendant une demi-journée les sarcasmes des médias", aurait dit Sarkozy, selon Partick Buisson. Ce dernier est lui-même mis en examen dans l'affaire des sondages de l'Élysée, tout comme plusieurs ex-collaborateurs de Sarkozy.

Mardi après-midi : Un carnet, preuve des financements libyens illégaux ?

Selon le site d’information Médiapart, la justice s’est procurée une nouvelle pièce à conviction capitale dans le dossier des soupçons de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Depuis avril 2013, les juges enquêtent pour savoir si la campagne de Nicolas Sarkozy a bien été en partie financée par des fonds venus de Libye, après des accusations formulées notamment par l’intermédiaire Ziad Takieddine, mais démenties par d’autres.

Le carnet qui est entre les mains de la justice appartenait à Choukri Ghanem, ex-ministre du pétrole de Mouhammar Khadafi retrouvé mort en 2012 dans le Danube, à Vienne. Selon Médiapart, il contient des compte-rendus écrits de réunions entre plusieurs hauts dignitaires libyens, où un transfert de 1,5 million d’euros à Nicolas Sarkozy est évoqué. D’autres noms et d’autres montants sont cités : au total ce carnet serait la preuve du transfert de 6,5 millions d’euros au bénéfice de la campagne de Nicolas Sarkozy. Dans cette affaire, l’ancien secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant est mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée.

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