[scald=103953:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi que les sondages ne mesuraient que "l'humeur" du moment et qu'il ne servait à rien de s'agacer ou de s'enthousiasmer à leur égard.

Le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, est passé pour la première fois mardi, dans un sondage Ifop, devant son rival socialiste François Hollande dans les intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril.

Mais il est toujours donné battu au second tour et d'autres enquêtes maintiennent François Hollande en tête du premier.

"Dans une campagne, il y a des humeurs", a commenté Nicolas Sarkozy sur Europe 1. "Ça ne sert à rien de s'énerver, de s'agacer, de s'enthousiasmer, de se déprimer. Dans deux mois les Français choisiront et leur choix sera le bon."

"D'ici là, il y aura eu quantités de commentaires, d'observateurs, de paris, de pronostics, qui seront pour l'essentiel démentis par les faits", a-t-il ajouté.

Le président-candidat a fait valoir qu'il fallait savoir faire la différence entre l'humeur du moment et l'opinion profonde du pays, "qui n'est pas mesurée par les sondages".

"C'est ce qui fait d'ailleurs toute la difficulté de la fonction d'homme d'Etat, savoir anticiper des attentes qui ne s'expriment pas toujours", a-t-il ajouté.

Emmanuel Jarry, édité par Marine Pennetier

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