Cambadelis
Cambadelis © radio-france / PhotoPQR/Voix du Nord/C. Lefebvre

Comme attendu, les militants ont reconduit Jean-Christophe Cambadélis jeudi au poste de Premier secrétaire du PS. Il a rassemblé plus de 70% des voix, devant Christian Paul (29%).

Après un premier tour qui avait placé sa motion loyaliste largement en tête la semaine dernière (avec 60% des suffrages), Jean-Christophe Cambadélis savait sa réélection courue d’avance. Effectivement jeudi, les militants ont confirmé leur choix pour la motion A, et donc pour la ligne de François Hollande et Manuel Valls. Des militants, cela dit, peu mobilisés. Ils étaient d’ailleurs encore moins nombreux à voter ce jeudi : entre 49% et 50% des 132.000 adhérents selon une porte-parole du PS, contre 55% à 56% la semaine dernière. Une forte abstention que n’a pas manqué de souligner le frondeur Christian Paul, premier signataire de la motion B

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Christian Paul: "un immense défi de remobilisation à relever"

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Le PS en ordre de marche derrière François Hollande

Jean-Christophe Cambadélis n’avait jamais été élu par les militants socialistes : c’est le parlement du parti qui l’avait désigné en avril 2014 après l’exfiltration d’Harlem Désir. Ce vote lui apporte donc la légitimité qu’il attendait. Pour François Hollande, c’est la garantie d’un PS enfin en ordre de marche derrière lui, après des mois de guérilla entre l’aile gauche du parti et le gouvernement. Le président, qui ne cache pas son intention de briguer un second mandat, pourrait ne pas s'encombrer d'une primaire à gauche pour 2017. La question, assure Jean-Christophe Cambadélis dans Le Monde , ne sera pas tranchée avant l'automne 2016:

Nous devons nous demander ce qui est le plus efficace pour notre candidat. Est-ce de passer ou non par une primaire si c'est le président de la République qui se présente, ce que j'appelle de mes voeux ?

Prochain défi: nouer des alliances à gauche pour les régionales

Le congrès de Poitiers (du 5 au 7 juin) entérinera ce choix des militants. Puis Jean-Christophe Cambadélis devra leur prouver qu'il sait peser sur la politique du gouvernement. Ce qu’il a déjà fait sur la question de la suspension des seuils sociaux dans les entreprises, finalement écartée par le gouvernement dans sa loi sur la dialogue social. Autre défi pour le premier secrétaire du PS : rassembler l’ensemble de la gauche lors des régionales des 6 et 13 décembre.

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