L'enquête préliminaire concernant Richard Ferrand ne semble pas intéresser les électeurs avant les législatives. Sur le terrain, la République en marche est agacée mais épargnée.

Les candidats de la République en marche pour les élections législatives se disent peu interpellés sur l'affaire Richard Ferrand.
Les candidats de la République en marche pour les élections législatives se disent peu interpellés sur l'affaire Richard Ferrand. © AFP / CHARLY TRIBALLEAU

Sur le terrain, certains candidats de la République en marche (REM) se disent "agacés", un peu mal à l'aise aussi. "Dommage", déplorent-ils, que cette "affaire Ferrand" continue, avec l'ouverture ce jeudi d'une enquête préliminaire. Mais au final, ajoutent-ils, "on ne nous en parle pas tellement".

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Les sujets locaux plus importants que Richard Ferrand

Du moins, pour les électeurs, il y a plus important que cette affaire autour du ministre de la Cohésion des territoires. Un candidat de Seine-Saint-Denis raconte, par exemple, avoir rencontré une centaine de personnes devant une gare jeudi matin, lors d'une opération de tractage. Sur les cent, une seule l'aurait attaqué sur le sujet.

Résultat semblable pour une autre candidate francilienne qui affirme être bien plus interpellée sur des sujets locaux, ou encore sur la taxe d'habitation, que sur Richard Ferrand.

Ne pas commenter au jour le jour

Les candidats investis par REM n'ont pas reçu de consignes quant à la manière de parler de cette affaire. Un proche d'Emmanuel Macron explique cependant qu'il leur est conseillé de répondre "vace le droit, rien que le droit", "de ne pas s'embarquer dans des questions d'éthique ou de morale".

Des proches qui applaudissent d'ailleurs le mutisme du chef de l'État, ce matin. Ils estiment qu'il a "bien raison" de ne pas commenter au jour le jour et se montrent confiants : selon eux, le Président a "tout fouillé, tout écrémé [...] s'il y avait le moindre risque judiciaire, Emmanuel Macron ne soutiendrait pas son ministre".

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