Une présidentielle sous état d'urgence, la situation est inédite sous la Ve République. Face à la menace, tous les dispositifs de sécurité ont été renforcés autour des candidats.

Le candidat Benoît Hamon escorté lors d'un meeting à Montreuil
Le candidat Benoît Hamon escorté lors d'un meeting à Montreuil © AFP

L’état d’urgence, instauré après les attaques du 13 novembre 2015, a été prolongé jusqu’au 15 juillet. Face à la menace terroriste, les forces de police, de gendarmerie et les militaires de l'opération Sentinelle ont été mobilisés pour assurer la sécurité des meetings, des QG de campagne et des bureaux de vote.

Protection rapprochée des candidats, fouilles corporelles, inscriptions aux meetings : tous les dispositifs de sécurité ont été renforcés. Le système Vigipirate est ainsi chargé, depuis quelques jours, de la sécurisation des évènements publics liés à la campagne et au scrutin, comme l'a annoncé début mars François Hollande.

La protection des candidats varie selon le niveau de menace terroriste mais aussi de leur fonction

Quant aux candidats, leur protection a été prévue bien en amont de l'échéance électorale. La menace est d'abord évaluée par l'UCLAT (unité de coordination de la lutte anti-terroriste), une liste de personnalités est ensuite établie, puis un dispositif est validé par le ministère de l'Intérieur. Tous les candidats peuvent à priori en bénéficier. En fonction de leur exposition ou au regard de leurs précédentes fonctions, ils bénéficient d'une protection plus ou moins importante. Chacun de leur déplacement se fait alors accompagné des policiers du Service de la Protection, que ce soit au théâtre comme à un meeting.

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