Une migrante est aidée à débarquer d'un bateau de la Garde côtière dans le port de Palerme
Une migrante est aidée à débarquer d'un bateau de la Garde côtière dans le port de Palerme © REUTERS/Guglielmo Mangiapane

La Commission européenne a demandé mercredi aux États de l'UE de prendre en charge 40.000 candidats à l'asile syriens et érythréens arrivés en Grèce et en Italie après le 15 avril, et à accueillir 20.000 réfugiés en deux ans. Une enveloppe de 6.000 euros sera allouée pour chaque demandeur d'asile pris en charge .

Ces mesures doivent désormais être approuvées par les Etats membres, qui se montrent plutôt réticents, mais un chiffre inférieurà 40.000 candidats à l'asile "n'aiderait pas l'Italie et la Grèce", a souligné le commissaire grec aux Affaires intérieurs Dimitris Avramopoulos.

La répartition doit se faire en fonction d'une clé prenant en compte la population et le PIB des Etats, leur taux de chômage et le nombre de demandeurs d'asile déjà accueillis. Le Royaume Uni, l'Irlande et le Danemark bénéficient d'une exemption de cet effort de solidarité envers l'Italie et la Grèce.

Le même système de répartition est prévu pour la prise en charge des 20.000 personnes reconnues comme réfugiés syriens et installées hors d'Europe.

La France est appelée à prendre en charge 4.051 demandeurs d'asile syriens et érythréens et invitée à accueillir 2.375 réfugiés syriens au cours des deux prochaines années.

Les explications de Quentin Dickinson

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Le plan de la Commission

"Nous voulons assurer un minimum de solidarité au sein de l'Union européenne face à l'afflux de migrants et demandeurs d'asile en Méditerranée"

Chaque Etat peut faire davantage que ce que la Commission lui recommande de faire, souligne le commissaire grec, mais en fait, faute de base juridique, les réponses à la demande de la Commission pourraient se faire seulement sur une base volontaire. Et le commissaire à l'Immigration, Dimitris Avramopoulos de préciser qu'il ne s'agit pas de quotas, comme certains avaient pu le compredre, mais d'une "répartition équitable" :

Chaque Etat reste libre d'accorder ou non cette protection aux demandeurs d'asile qu'il aura pris en charge au titre de cette solidarité.

Les réactions en France

Marine Le Pen juge ce plan "scandaleux" et elle exige son "retrait immédiat" :

En plus de tous ceux qui arrivent par milliers sur son territoire, notre pays devra ainsi prendre à sa charge plus de 9.000 migrants supplémentaires en deux ans, actuellement hébergés pour l'essentiel en Grèce et en Italie. Le FN exige le rejet immédiat de ce plan et le renvoi systématique des clandestins, sans quoi les flux ingérables de migrants en provenance d'Afrique et du Moyen-Orient ne cesseront de grossir, aggravant un problème déjà énorme.

Les premières réactions à l'UMP sont sur la même ligne

les demandes de la commission européenne en matière de migrants et de droit d'asile
les demandes de la commission européenne en matière de migrants et de droit d'asile © idé
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