Nouvelle étape dans la réorganisation territoriale, le gouvernement va présenter, en Conseil des ministres, les villes désignées comme capitales des treize nouvelles régions.

C’est un dossier sensible alors que les élections régionales se profilent dans tout juste quatre mois. Le passage de 22 à treize régions ne convainc pas vraiment et ses modalités restent un sujet de discorde dans certaines zones.

Paris, Rennes, Nantes, Marseille, Ajaccio conservent leur place dans des régions qui gardent les mêmes contours. Bordeaux, Lyon et Dijon se sont naturellement et facilement imposées, en tant que métropole principale. Après quelques discussions parfois agitées, Toulouse a finalement été choisie en Languedoc-Roussillon – Midi-Pyrénées. Orléans a également été préférée à Tours

En revanche, dans trois autres régions, le choix a été plus compliqué.

Les trois choix plus contestées

Strasbourg avait déjà eu l’assurance de devenir capitale régionale en acceptant d’intégrer la grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne. Quitte à fâcher Metz, et les habitants de l’actuelle Champagne-Ardenne qui en seront très éloignés.

Amiens espère obtenir le titre de capitale pour pouvoir s’affirmer face à la grande métropole lilloise. Le Conseil municipal d’Amiens a d’ailleurs adopté mi-juin une motion réclamant que la ville devienne la capitale de la future région Nord-Pas-de-Calais – Picardie. Sans succès.

Amiens perd son titre, mais Manuel Valls promet que l'ancienne capitale régionale ne perdra pas ses emplois. Le reportage d'Olivier Estran

Enfin, si le rapprochement de la Haute et de la Basse-Normandie n’a pas choqué, le choix entre Rouen et Caen n’était pas aisé.

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