Jeudi soir sur le plateau de l'émission "Vous avez la Parole", le Premier ministre Jean Castex a une nouvelle fois appelé les Français a télécharger l'application StopCovid. Il a toutefois, comme plusieurs ministres du gouvernement, reconnu ne pas l'avoir installée lui-même.

Jean Castex, jeudi à son arrivée sur le plateau de "Vous avez la parole"
Jean Castex, jeudi à son arrivée sur le plateau de "Vous avez la parole" © AFP / THOMAS COEX

"Oui, je pousse les Français à le faire, mais je ne l'ai pas fait" : jeudi soir sur France 2, le Premier ministre a reconnu que l'application StopCovid, qu'il venait d'inciter les Français à télécharger, n'était pas sur son propre téléphone. Devant la surprise de Léa Salamé et Thomas Sotto, présentateurs de l'émission, il a tenté de se justifier : 

"Vu les activités qui sont les miennes, vous les voyez... StopCovid c'est intéressant quand vous allez dans le métro, quand vous croisez du monde... malheureusement l'exercice de mes fonctions fait que je ne prends plus le métro, je le regrette (...). Je vois quand même hélas beaucoup moins de monde de près que l'utilisation de StopCovid"

Parmi les ministres du gouvernement qui étaient également présents sur le plateau, derrière le Premier ministre, deux autres ont reconnu ne pas avoir téléchargé l'application de traçage sortie en juin dernier : le Garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti et la ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa. Les autres ministres en plateau (Gérald Darmanin, Barbara Pompili, Olivier Véran notamment) ont bien levé la main lorsqu'il a été demandé qui avait téléchargé l'application. 

Sur les réseaux sociaux, cette séquence télévisée a suscité de vives réactions de la part des internautes, mais également de personnalités publiques, comme le Pr Deray, médecin à la Pitié-Salpêtrière à Paris : 

Dans la sphère politique le député RN du Nord, Sébastien Chenu a dénoncé "le naufrage de l'État", quand vendredi matin l'eurodéputé (RN également) Jordan Bardella a déclaré "Plus rien ne m'étonne de la part de ce gouvernement". 

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