Le ministre de l'Intérieur a donné sa réponse à la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015. Selon lui, certaines préconisations sont déjà mises en œuvre.

Cazeneuve assure avoir pris connaissance des 40 propositions.
Cazeneuve assure avoir pris connaissance des 40 propositions. © Maxppp / Leon Tanguy

Dans une lettre douze pages en date de mardi adressée au président Les Républicains de la commission Georges Fenech, Bernard Cazeneuve assure avoir pris connaissance "avec le plus grand intérêt" de leurs 40 propositions. "Comme vous l'avez constaté, nombre de vos préconisations ont d'ores et déjà été mises en œuvre" ou "sont en cours" de l'être, explique-t-il dans ce courrier. "D'autres ouvrent des pistes d'étude sur lesquelles je ne manquerai pas de mobiliser mes services", poursuit le locataire de la Place Beauvau. Il est toujours réservé au sujet des propositions "tendant à remettre en question l'organisation actuelle des services de renseignement par mimétisme avec des modèles étrangers".

Bernard Cazeneuve reste cependant intéressé par l’idée de "renforcer les missions du coordinateur du renseignement", "associer plus intimement la gendarmerie" et "préciser le positionnement de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP)" question sur laquelle la commission d'enquête est très critique.

La création d'une Direction générale du renseignement territorial, prônée par les députés est rejetée par Bernard Cazeneuve qui invoque un risque de "concurrence dommageable" avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

En annexe au rapport, les propos du Directeur général de la sécurité intérieur, DGSI, qui a été auditionné par la commission d'enquête parlementaire sur les attentats fin mai, sont rendus publics.

Patrick Calvar prédit une montée en puissance des terroristes qui pourraient passer au stade des voitures piégées pour épargner leurs combattants terroristes. Ces derniers auraient acquis nombre de produits dangereux dans les stocks de Saddam Hussein et Bachar Al Assad. Ils pourraient les utiliser sur le territoire national où des commandos sont toujours difficiles à repérer. Patrick Calvar est dans son rôle en dressant un tableau plutôt sombre de la situation et en dénonçant ce qu'il appelle les angles morts de la lutte anti-terroriste.

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