Le président de la République s'est rendu mardi soir à la préfecture de la Haute-Loire, à Puy-en-Velay, incendiée samedi. Mais avant, Emmanuel Macron a rencontré des "gilets jaunes". Avec eux il a parlé carburant, recul des services publics et pouvoir d'achat.

A Puy-en-Velay Emmanuel Macron a rencontré des gilets jaunes avec lesquels il a parlé carburant, recul des services publics et pouvoir d'achat..
A Puy-en-Velay Emmanuel Macron a rencontré des gilets jaunes avec lesquels il a parlé carburant, recul des services publics et pouvoir d'achat.. © Maxppp / Manuel Cladière

Avant d’arriver à la préfecture, Emmanuel Macron est descendu de sa voiture à quelques centaines de mètres. Dans la première voiture qu'il croise, gilet jaune bien en évidence sur le pare brise, trois personnes, qui ont tout de suite évoqués avec le Président les questions de pouvoir d’achat, du prix des carburant.

Ces trois interlocuteurs lui ont rappelé les distances à parcourir pour aller du Puy-en-Velay à Saint-Etienne ou à Lyon. Le recul des services publics aussi, avec ce sentiment que les impôts payés ne sont pas justes, car eux ne bénéficient plus de ces services publics.

Une minorité ensauvagée qui veut tout faire flamber

Puis, il y a eu ce couple. Principale récrimination : le travail ne paie pas. Ni l’un ni l’autre ne parvient à progresser dans la vie.  D’abord farouches, visiblement énervés, puis plus apaisés, selon un proche du Président qui a pu expliquer calmement les décisions qu’il a prises et notamment le moratoire annoncé par son Premier ministre.

En revanche, ceux qui l’ont interpellé, conspué à sa sortie de la préfecture, Emmanuel Macron ne les considère pas comme des "gilets jaunes". À ses proches, il a raconté que c’était une minorité ensauvagée qui veut tout faire flamber. Avant d’ajouter qu'avec "eux, le dialogue est devenu impossible".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.