[scald=110899:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - François Hollande s'est indirectement adressé lundi à Jean-Luc Mélenchon, soulignant la différence entre un candidat qui veut "exister au premier tour" et un autre qui peut "gagner à la fin".

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle en France, le candidat socialiste a dit son intention de "faire campagne jusqu'au bout" pour convaincre les indécis.

Invité du Petit Journal de Canal+, François Hollande a été interrogé sur le candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, crédité d'environ 15% des voix par les instituts de sondage.

"Il ne m'énerve à aucun pour cent, ce qui compte c'est de gagner à la fin", a dit le député de Corrèze.

"Ce qui compte, c'est de savoir ce qu'on veut faire dans une élection : est-ce qu'on veut simplement exister au premier tour ou est-ce qu'on veut gagner au second", a-t-il ajouté.

Invité à commenter un drapeau soviétique filmé durant un meeting de Jean-Luc Mélenchon, qui est soutenu par le Parti communiste, François Hollande a estimé que "ce qui s'est passé en Union soviétique pendant des années n'était pas ce qu'on pouvait espérer du communisme, qui était une belle idée au départ".

"Il reste encore une espérance pour certains, que je respecte, mais pas le soviétisme", a-t-il ajouté.

Favori des sondages pour l'emporter au second tour face à Nicolas Sarkozy, François Hollande a dit son intention de se battre "jusqu'au bout", notamment pour lutter contre l'abstention et la dispersion des voix.

"On ne sait jamais, c'est parce qu'on ne sait pas qu'on fait campagne. C'est parce que je suis convaincu qu'il y a encore beaucoup de Français qui sont indécis que je me bats", a-t-il déclaré.

"Il y a des sondages qui annoncent ma victoire depuis des mois et il reste trois semaines", a-t-il rappelé. "C'est au dernier moment que ça va se faire, c'est là que des Français vont décider de venir voter ou de ne pas voter, de se disperser ou d'aller à l'essentiel, donc je fais campagne jusqu'au bout".

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

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