Ce jeudi soir a lieu, en direct à 21 heures sur France Inter et France 2, le premier débat réunissant les principales tête de listes aux européennes. Mode d’emploi de ce moment qui devrait sans doute lancer (vraiment) la campagne.

Thomas Sotto, Alexandra Bensaïd, Yaël Goosz et Nathalie Saint-Cricq, en pleine répétition du premier débat des européennes, jeudi sur France 2 et France Inter.
Thomas Sotto, Alexandra Bensaïd, Yaël Goosz et Nathalie Saint-Cricq, en pleine répétition du premier débat des européennes, jeudi sur France 2 et France Inter. © Radio France / Xavier Demagny

Comment les candidats sont-ils placés sur le plateau ? 

Les douze candidats arriveront par la grande porte du studio, les uns après les autres. Tous debout face à la caméra principale, une première “photo de famille” aura lieu ; la première image qui réunira donc les principales têtes de liste du scrutin. Ils seront ensuite alignés dans une sorte d’arc de cercle de pupitres ; très proches puisque les pupitres ne sont espacés que d’une trentaine de centimètres. Face à eux, le public, composé de leurs équipes de campagne et de leurs proches, Alexandra Bensaïd (France Inter) et Thomas Sotto (France 2), les deux animateurs du débat et les journalistes politiques Nathalie Saint-Cricq (France 2) et Yaël Goosz (France Inter).

Une partie des pupitres des candidats disposés en arc de cercle sur le plateau de l'Émission politique.
Une partie des pupitres des candidats disposés en arc de cercle sur le plateau de l'Émission politique. © Radio France / Xavier Demagny

Le positionnement des candidats a été tiré au sort. Mais il a fallu rajouter à la dernière minute trois pupitres - ils ont été montés dans la précipitation mercredi soir -, France Télévisions ayant été obligée par le Tribunal administratif de Paris d’inviter sur son plateau Benoît Hamon (Génération.s), Florian Philippot (Les Patriotes) et François Asselineau (UPR). Si la décision a été finalement cassée ce mercredi par le Conseil d'État, France 2 a décidé de ne pas modifier une deuxième fois son organisation.

Au centre, Nathalie Loiseau (LREM) sera encadrée à sa droite par Florian Philippot et Jordan Bardella (RN). À gauche du plateau, Manon Aubry (La France insoumise) et à l’opposé Raphaël Glucksmann.

Dans quel ordre les candidats vont-ils parler ? 

En ce qui concerne l'introduction et la conclusion de l'émission, là aussi, tout a été tiré au sort pour garantir un traitement équitable aux candidats présents sur le plateau. Ainsi, c'est François Asselineau (UPR) qui s'exprimera en premier en introduction du débat. Nathalie Loiseau (LREM) sera la dernière à se présenter. Quant aux "derniers mots" du débat, Yannick Jadot (EELV) sera le premier à pouvoir conclure, Ian Brossat (PCF), le tout dernier à s'exprimer

Combien de temps ?

C’est simple : 12 candidats, 12 minutes chacun. C’est le temps qui leur sera imparti pour s’exprimer durant l’émission. Avec les trois candidats supplémentaires, “le temps de parole est un peu plus contraint” par rapport à ce qui était prévu initialement, explique Alix Bouilhaguet, rédactrice en chef de l’Émission politique de France 2. “Nous étions sur 15 minutes par candidat, nous sommes obligés de réduire à 11 ou 12 minutes chacun, tout en rallongeant un peu la durée de l’émission”, poursuit-elle. Le débat, qui doit débuter à 21 heures, risque de durer une bonne partie de la soirée. “La fin va tourner autour de minuit et demi” estime-t-on sur le plateau.

Y’a-t-il des aménagements selon les demandes des candidats ? 

Oui… et non. La plupart des équipes de campagnes sont venues visiter le plateau mercredi soir (quelques-uns en personne, comme Manon Aubry, Nathalie Loiseau, Raphaël Glucksmann ou Yannick Jadot). Et certains ont leurs petites demandes : un tabouret pour paraître un peu plus petit ou parce qu'ils craignent de fatiguer, une marche pour paraître un peu plus grand, une bouteille d’eau à portée de main, une photo qui ne convient pas etc.

Mais pas question de céder aux caprices, question d'équité. “Ils ne sont pas très exigeants”, nuance un responsable de France Télévisions. Chaque candidat aura une loge, tirée au sort. Jordan Bardella (Rassemblement national) devrait même avoir la chance d’occuper celle de Thierry Beccaro, le présentateur du jeu Motus dont le studio, détail amusant, se trouve juste à côté du plateau de l’Émission politique.

Quels sujets seront abordés lors du débat ? 

L’émission sera articulée autour de deux grandes parties : les souverainetés, les institutions pour la première ; la fiscalité, l’écologie, le modèle social de l’Europe pour la seconde. L’émission sera également lancée par une séquence de présentation de chaque candidat en début d’émission. “Ils auront 20 secondes pour ajouter une touche personnelle sur leur parcours, parce que pour la plupart ce sont des personnalités qu’on ne connaît pas ou qui sont très jeunes”, précise Alix Bouilhaguet. Ils auront également droit à une minute d’introduction autour d’un objet qui, pour eux, représente l’Europe.

Pour rendre les échanges plus dynamiques, les candidats auront une minute et trente secondes pour répondre, avec la possibilité, s’ils sont mis en cause par un autre candidat, de bénéficier d'un “droit de relance” de trente secondes. Enfin, les candidats seront mis en situation et amenés à voter, comme s’ils étaient au Parlement européen, sur des questions pour l’instant tenues secrètes.

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